Peine d’inéligibilité pour les personnes répandant des discours de haine

Nous souhaitons lutter contre la banalisation des discours haineux dans le champs politique en frappant d’une peine d’inéligibilité les personnes répandant des discours de haine, conformément à l’article 33 du Code pénal. Si elles sont élues d’un parti politique, celui-ci perdra une partie de son financement s’il ne procède à leur exclusion.

Nous sommes convaincus qu’une société régénérée doit passer par un dialogue libre. Empêcher quelqu’un d’exprimer ses convictions, c’est aussi l’empêcher de les remettre en question, de s’en défaire lorsque celles-ci s’avèrent erronées.

 

Cependant, certaines personnes mal intentionnées utilisent parfois ces arguments afin de justifier ou d’excuser certains propos dangereux pour une partie de notre société. Ainsi, nous dénonçons – et dénoncerons toujours – tous discours de haine, racistes, misogynes, homophobes, transphobes, antisémites, islamophobes, banalisés dans la sphère médiatico-politique et sur les réseaux sociaux, alors que pénalement répréhensibles par la loi. Nous refusons que les partis politiques extrémistes, dont certains de leurs leaders n’hésitent pas à afficher leur proximité avec des groupes prônant la ségrégation et à relayer leurs propos, soient éligibles à l’obtention de financements publics.