Afin de soutenir celles et ceux qui bossent, celles et ceux qui cherchent un emploi et accompagner le retour au travail, nous avons défendu plusieurs mesures importantes dans l’accord de l’hiver.
Une partie de la réforme visant à réduire l’impôt sur les personnes physiques sera anticipée et contribuera à un renforcement du pouvoir d’achat des travailleurs Belges dès 2026 avec la diminution de la cotisation spéciale pour la sécurité sociale et un impact supplémentaire pour les bas et très bas salaires avec le renforcement du bonus à l’emploi, ce qui permettra aussi d’inciter davantage à s’orienter vers le travail.
Des accords sociaux vont pouvoir aussi être conclus notamment avec les gardiens de prison et le personnel des soins de santé. C’est un engagement important qui nous tenait à cœur et qui devait pouvoir disposer des moyens utiles.
Les réformes du marché du travail sont quant à eux révisées suite à la concertation. Dans le secteur de la distribution et les secteurs connexes, une nuit de 7h est préservée, de 23h à 6h, contrairement à ce qui était prévu initialement avec une nuit de minuit à 5h.
Une réforme des mécanismes d’invalidité est aussi décidée pour améliorer le retour au travail.
Nous avons également choisis de veiller sur les personnes malades de longue durée en marge de la société et les aider, si elles le peuvent, à retrouver plus rapidement un travail à temps plein ou à temps partiel, en réformant les dispositifs actuels. A partir du 1er janvier 2026, un contact plus rapide et plus efficace aura lieu avec la personne malade de longue durée. Le nouveau dispositif comprend un dispositif large de prévention de l’invalidité.
Il comprend notamment deux avancées souhaitées par Les Engagés :
- La mise en place d’un plan national burn out qui vise à mobiliser toutes les expertises, toutes les forces vives de notre pays pour faire face à ce fléau dans les mois qui viennent en privilégiant l’intelligence collective ;
- Un renforcement des soins psychologiques à travers un pilier préventif axé sur les travailleurs, mettant l’accent sur la détection précoce et l’intervention rapide afin de réduire l’absentéisme et de prévenir les arrêts de travail et un pilier d’accompagnement axé sur les personnes en incapacité de travail et les demandeurs d’emploi, via un soutien de proximité sur les lieux de travail et une collaboration étroite avec les services de l’emploi. Il assure l’humanité de l’accompagnement des personnes : les personnes malades en incapacité médicale de reprendre un travail sont bien entendu assurées de garder leur allocation. L’accompagnement social et médical est renforcé.
- Il responsabilise toutes les parties prenantes dans la réduction de l’invalidité et l’amélioration des conditions du retour au travail total ou partiel. Les entreprises participeront aussi davantage aux dynamiques de réintégration et elles seront soutenues pour le faire.
Par ailleurs, afin de renforcer le secteur de l’économie sociale, qui accompagne des personnes aux profils vulnérables éloignées du marché du travail classique, un budget supplémentaire est dégagé. En effet, certains demandeurs d’emploi arriveront en fin de droits et auront besoin d’un accompagnement, qui pourra en partie être assuré par l’économie sociale.
Cela nécessite un parcours de croissance dans l’économie sociale au niveau régional. Un budget annuel de 50 millions d’euros est attribué à partir de 2027 (avec déjà 25 millions d’euros prévus à partir de 2026).