Renforcer les alternatives au placement
Le placement en IPPJ doit rester une mesure d’ultime recours. Il vise à protéger la société, à responsabiliser le jeune et à favoriser sa réinsertion durable. Si la pression sur les capacités d’accueil est réelle, une inscription sur une liste d’attente ne signifie pas pour autant qu’un jeune est laissé sans solution. Les magistrats peuvent mobiliser d’autres mesures, notamment les équipes mobiles d’accompagnement (EMA) et les Services d’actions restauratrices et éducatives (SARE).
Les EMA proposent un accompagnement éducatif intensif, soutiennent les familles et contribuent à prévenir les ruptures de parcours. Depuis le printemps 2026, elles disposent de 43 prises en charge supplémentaires. Cette augmentation a permis de réduire fortement leur liste d’attente, passée de 120 jeunes en janvier 2026 à 44 aujourd’hui. Les SARE offrent, quant à eux, des prestations éducatives, des dispositifs de médiation et des actions de responsabilisation, permettant d’apporter des réponses adaptées sans recourir systématiquement au placement.
En parallèle, un travail est mené avec les magistrats afin de fluidifier les admissions, d’améliorer l’accompagnement et de renforcer la prévention. L’enjeu est de garantir une prise en charge cohérente, en tenant compte de la situation de chaque jeune et en favorisant des solutions durables.