La Belgique dispose enfin d’un nouveau plan Cancer
34 actions concrètes co-construites avec les acteurs de la santé.
34 actions concrètes co-construites avec les acteurs de la santé.
Sous l’impulsion initiale des Engagés, le gouvernement fédéral lance un nouveau Plan Cancer 2026-2036. Cette stratégie à 10 ans vise à répondre à l’un des plus grands défis de santé publique de notre époque : le cancer. En 2023, près de 77 500 nouveaux cancers ont été diagnostiqués en Belgique. Si les tendances actuelles se maintiennent, ce nombre atteindrait plus de 93 000 nouveaux cas par an d’ici 2035, soit une hausse de plus de 20 %. Face à cette réalité, nous devons agir dès aujourd’hui pour renforcer la prévention, améliorer le dépistage et garantir à chaque patient un accès rapide à des soins de qualité.
Le Plan Cancer est le résultat d’un large travail de concertation associant autorités publiques, professionnels de santé, hôpitaux, chercheurs, associations scientifiques et représentants des patients. Pour Les Engagés, il était plus que temps d’adapter la stratégie de notre pays aux nouvelles connaissances, technologies et besoins des patients. Dès 2024, nous avons déposé une proposition de résolution à la Chambre afin de mettre le dossier à l’agenda et à pousser le gouvernement à s’en saisir.
Au total, 34 actions concrètes seront progressivement mises en œuvres dans 8 domaines d’actions prioritaires : une meilleure organisation des soins, un traitement plus approprié des cancers rares et complexes, une meilleure prise en charge des enfants, des adolescents et des jeunes adultes, une prévention renforcée, une dépistage plus précoce, une optimisation des traitements, l’amélioration de la qualité de vie des survivants et des familles qui les accompagnent, une innovation renforcée notamment grâce à la bonne utilisation des données.
« Le cancer est l’un des enjeux du siècle. Les Engagés, le parti de la santé, en avaient fait leur priorité et l’avaient fait inscrire dans l’accord de Gouvernement. Cette concrétisation est une avancée essentielle pour les personnes qui souffrent, pour les familles qui les accompagnent, pour les survivants et pour tous les soignants et les acteurs de la recherche qui sont mobilisés au quotidien. Je me réjouis en particulier du processus participatif qui a guidé les travaux et qui permet de proposer des actions en phase avec les réalités vécues. » , déclare le Vice-premier ministre Maxime Prévot.
Le Plan Cancer accorde une place centrale à la prévention. Les études internationales montrent qu’environ 40 % des cancers pourraient être évités en réduisant l’exposition aux principaux facteurs de risque tels que le tabac, l’alcool, l’obésité ou certains facteurs environnementaux.
Le Plan prévoit plusieurs actions concrètes comme un soutien renforcé aux politiques antitabac, la poursuite des efforts de vaccination contre le HPV ou encore l’amélioration continue des programmes de dépistage.
Pour Yves Coppieters, ministre de la Santé en Région wallonne, la prévention reste notre meilleur atout.
« Le cancer constitue un enjeu majeur de santé publique qui nécessite une mobilisation coordonnée de l’ensemble des niveaux de pouvoir. Ce nouveau Plan Cancer fédéral s’inscrit dans la continuité des actions de prévention, de promotion de la santé et d’accompagnement menées en Wallonie. La lutte contre le tabagisme, le dépistage, la promotion de modes de vie favorables à la santé, la réduction des expositions à risque, mais aussi l’accompagnement des personnes malades sont autant de leviers complémentaires pour faire reculer la maladie et en atténuer les conséquences. La prévention reste notre meilleur atout. Et lorsque la maladie est là, nous devons pouvoir garantir à chaque patient un accompagnement de qualité à chaque étape de son parcours», déclare Yves Coppieters.
Le Plan vise également à garantir à chaque patient l’accès au meilleur niveau d’expertise.
Il prévoit une concentration accrue de certains traitements complexes ou rares dans des centres spécialisés tout en maintenant les soins de proximité lorsque cela est possible. Cette approche a déjà démontré son efficacité : depuis la centralisation de certaines chirurgies complexes, la mortalité postopératoire a connu une diminution significative.
Le Plan Cancer ne se limite pas au traitement de la maladie. Il accorde une attention particulière aux soins de support, à la santé mentale, à la réadaptation, à la fertilité, à la reprise du travail et à l’accompagnement des survivants du cancer.
L’enjeu est de permettre aux patients non seulement de vivre plus longtemps, mais aussi de vivre mieux.
« Derrière chaque diagnostic de cancer, il y a une personne, une famille, une vie qui bascule. Notre responsabilité ne s’arrête pas à soigner la maladie. Elle est aussi de permettre à chacun de continuer à vivre dignement, de préserver ses projets, de retrouver sa place dans la société et de se reconstruire après les traitements. Guérir est une victoire, mais bien vivre pendant et après un cancer doit aussi être une priorité », conclut Yvan Verougstraete, président des Engagés et député européen.
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