Engagés pour l’égalité femmes-hommes

Lutte contre les violences, représentation équilibrée dans toutes les sphères de la société, emploi, conciliation emploi-famille, santé, soutien aux familles monoparentales et aux aidants proches. Les Engagés agissent sur ces leviers structurels à tous les niveaux de pouvoir pour renforcer l’égalité des femmes et des hommes.

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une option : c’est le socle d’une société juste, moderne et démocratique. Dans une société qui avance, chacune et chacun doit pouvoir disposer des mêmes droits, des mêmes chances et de la même liberté.

En Belgique, des progrès importants ont été réalisés ces dernières années. L’égalité est aujourd’hui reconnue comme un enjeu central : accès à l’éducation, participation au monde du travail, présence dans la vie politique, lutte contre les stéréotypes. La société évolue et c’est une bonne nouvelle.

Mais soyons lucides : l’égalité réelle n’est pas encore une réalité pour toutes et tous.

Les écarts de salaires persistent dans de nombreux secteurs. Les femmes restent encore sous-représentées dans certaines fonctions politiques ou de décision. Les violences basées sur le genre continuent de toucher trop de femmes. Et dans la vie quotidienne, concilier carrière, famille et engagement reste souvent plus difficile pour elles. Sans oublier les stéréotypes qui continuent d’influencer les parcours, les choix et les opportunités.

C’est pourquoi l’égalité femmes-hommes doit rester une priorité politique forte et constante.

Pour Les Engagés, cette égalité n’est pas un slogan : c’est un fil rouge qui traverse l’ensemble de l’action publique. De la commune au niveau fédéral, en passant par les Régions (notamment là où notre Ministre Yves Coppieters porte cette compétence) nous voulons intégrer cette exigence dans toutes les politiques publiques.

Notre approche repose sur un principe simple mais essentiel : analyser chaque politique publique pour comprendre son impact sur les femmes et les hommes et corriger les inégalités qui persistent encore.

Chaque jour, Les Engagés se mobilisent pour :

  • lutter fermement contre les violences faites aux femmes

  • garantir une représentation équilibrée dans toutes les sphères de la société

  • réduire les inégalités sur le marché du travail

  • faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale

  • améliorer la prise en compte des enjeux de santé

  • soutenir les familles monoparentales et les aidants proches

Parce que l’égalité femmes-hommes n’est pas seulement une question de justice : c’est aussi un levier de progrès pour toute la société.

Nos priorités et axes de travail :

La représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les lieux de décision est considérée comme un levier essentiel de l’égalité réelle. Les Engagés, à travers les mesures prise par notre ministre Vanessa Matz, soutiennent l’extension des quotas de genre dans les conseils d’administration, les comités de direction et parmi les hauts fonctionnaires. La féminisation de la diplomatie (défendue par notre vice-premier ministre Maxime Prévot prépare un nouveau plan d’action pour l’égalité des genres couvrant la période 2025-2029, destiné à promouvoir davantage l’accès des femmes aux carrières diplomatiques et aux fonctions de représentation internationale). Des initiatives visant à renforcer la parité dans les intercommunales et les organismes publics (proposition conjointe de décret et d’ordonnance déposée par notre Cheffe de groupe Gladys Kazadi) sont également à l’ordre du jour.

Des mesures visent aussi à faciliter l’engagement politique des femmes, notamment via la reconnaissance d’un congé de maternité pour les mandataires locales (décret à l’étude) et la création prochaine d’un Réseau des femmes élues, sous l’impulsion des ministres Yves Coppieters et François Desquesnes, et sous l’égide de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie, espace d’échange et de soutien pour les élues.

Les Engagés soutiennent une approche globale de l’égalité des genres fondée sur la concertation et l’expertise. Le gender mainstreaming consiste à analyser systématiquement l’impact différencié des politiques publiques sur les femmes et les hommes, afin de promouvoir une égalité réelle et d’éviter de reproduire des inégalités existantes. Il ne s’agit pas d’une politique sectorielle, mais d’une méthode transversale appliquée à toutes les étapes de l’action publique, de la conception à l’évaluation.

En Belgique, cette approche est juridiquement obligatoire au niveau fédéral depuis la loi du 12 janvier 2007 relative à l’intégration de la dimension de genre dans l’ensemble des politiques fédérales, qui impose notamment des analyses d’impact et des rapports de suivi. Les entités fédérées ont également intégré cette exigence dans leurs cadres normatifs et stratégiques respectifs, via des décrets, plans d’action ou circulaires, consacrant ainsi le gender mainstreaming comme principe structurant de l’action publique à tous les niveaux de pouvoir.

Au-delà de l’approche transversale, la relance de la Conférence interministérielle Droits des femmes par le ministre Yves Coppieters s’accompagne, pour la première fois, d’une consultation structurée de la société civile afin de mieux co-construire les politiques d’égalité et d’identifier les priorités concrètes des femmes, notamment en matière de lutte contre les violences, d’autonomie et de droits fondamentaux.

Parallèlement, le ministre Yves Coppieters a finalisé la Stratégie genre et droits des femmes 2025-2029 commune à la Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles a été élaborée. Elle organise l’action publique autour de six priorités : lutte contre les violences, santé des femmes, déconstruction des stéréotypes, égalité économique et professionnelle, accès à la justice et participation équilibrée des femmes à la vie publique, économique et politique.

Les violences faites aux femmes restent un enjeu majeur en Belgique. Les Engagés défendent une action globale combinant prévention, protection des victimes et responsabilisation des auteurs. Les initiatives comprennent notamment

  • Le renforcement des associations d’aide aux victimes
  • l’extension de dispositifs de prévention des féminicides
  • la protection juridique des victimes dans le logement
  • la lutte contre le cyberharcèlement
  • Le développement des centres de prise en charge des violences sexuelles.

Au niveau de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les actions sont coordonnées via un plan intra-francophone de lutte contre les violences faites aux femmes (PVIF).

  • Le ministre Yves Coppieters a annoncé un renforcement des moyens pour les associations d’aide aux victimes de violences conjugales. Ses actions incluent le déploiement d’un « Pack Nouveau Départ » pour la reconstruction des victimes, l’extension du dispositif d’intervention DIViCo (risques élevés de féminicide) aux provinces du Luxembourg et du Hainaut, ainsi que la création de la « Maison des Auteurs » en mars 2026 pour la responsabilisation des auteurs de violences. Il travaille également à la mise en place d’un numéro d’appel unique à trois chiffres.
  • La ministre-Présidente Elisabeth Degryse a présenté un avant-projet de décret visant à protéger les étudiants contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur, soutenu par un budget de deux millions d’euros.
  • La ministre Valérie Lescrenier a lancé un projet pilote de bracelet d’éloignement (dispositif GPS) dans l’arrondissement de Mons-Tournai pour protéger les victimes de violences intrafamiliales et prévenir la récidive.

Au niveau fédéral et du Sénat :

  • La députée Aurore Tourneur a déposé une proposition de loi, adoptée à l’unanimité, garantissant aux victimes de violences conjugales le droit de rester dans le logement familial, quel que soit leur statut (mariées ou cohabitantes légales). Elle travaille aussi sur les violences faites aux femmes en politique.
  • La ministre Vanessa Matz porte un projet visant à mettre fin à l’anonymat sur les réseaux sociaux via une authentification stricte (Itsme) pour lutter contre le cyberharcèlement. Au-delà, au niveau du gouvernement fédéral, le ministre Beenders a annoncé la finalisation d’un arrêté royal pour organiser la collecte et l’analyse des données policières et judiciaires dans le cadre de la loi « Stop Féminicides ».
  • Le député Ismaël Nuino va déposer une proposition de loi visant à exclure la suspension du prononcé pour les crimes de viol (infractions de niveau 4), afin de mettre fin à l’impunité complète des coupables.
  • La sénatrice Caroline Desalle travaille activement au Sénat sur la thématique des violences faites aux femmes en politique.

La lutte contre les stéréotypes de genre constitue une condition essentielle pour que la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale ne reste pas une responsabilité quasi exclusive des femmes. Les normes sociales associant les femmes au « care » et les hommes au rôle de pourvoyeur économique continuent de structurer les comportements parentaux et les choix professionnels. Des études européennes révèlent que, même dans les couples où les deux partenaires travaillent à temps plein, les femmes consacrent encore en moyenne deux fois plus de temps aux tâches domestiques et parentales que les hommes.

En Belgique, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH, 2023) souligne que ces représentations influencent les décisions de congé parental, l’usage du temps partiel et les trajectoires de carrière. Lutter contre les stéréotypes de genre permet de déconstruire ces rôles traditionnels. C’est une étape indispensable pour que concilier ne se conjugue plus qu’au féminin.

Les politiques soutenues visent à agir dès l’éducation et dans les médias afin de transformer les normes sociales. Des campagnes de sensibilisation, des actions dans l’enseignement et la promotion de la mixité dans les filières professionnelles ou sportives participent à cet objectif.

Au niveau de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles :

Les mesures s’articulent principalement dans le cadre de la Stratégie genre et droits des femmes 2025-2029, adoptée en juin 2025.

  • Le ministre Yves Coppieters a porté la note d’orientation de cette stratégie, dont l’un des axes majeurs est la transformation des normes sociales dès le plus jeune âge. Ses actions incluent :
    • Le lancement d’une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux ciblant les 15-20 ans.
    • La relance du module de formation « Égalité filles/garçons » destiné aux enseignants.
    • Le soutien à la mixité dans les carrières, en encourageant les femmes vers les filières STEAM (sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques) et les hommes vers les métiers du soin (infirmiers) ou de l’enseignement fondamental.
  • La ministre-présidente Elisabeth Degryse a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre des mesures concrètes, notamment pour :
    • Promouvoir la parité au sein des organes exécutifs et des instances de direction des pouvoirs publics.
    • Renforcer la visibilité du sport féminin en encourageant les fédérations à accorder des récompenses financières équivalentes entre femmes et hommes et en soutenant la diffusion des compétitions féminines de haut niveau sur les chaînes publiques.

Malgré les progrès, des inégalités persistent dans l’emploi, notamment en matière de taux d’activité, de salaires et de carrières. Les Engagés défendent des mesures visant à renforcer l’indépendance économique des femmes, telles que la lutte contre les temps partiels contraints, la promotion des femmes dans les secteurs technologiques et la prise en compte de certaines périodes de vie dans les droits à la pension.

Bien que l’emploi des femmes ait progressé, il reste inférieur à celui des hommes (68 % contre 76 % en 2023). Cette disparité est largement alimentée par le travail à temps partiel, qui concerne majoritairement les femmes et entraîne des écarts de salaires et de pensions. L’enjeu est donc de garantir l’indépendance financière des femmes et un accès équitable aux secteurs porteurs.

Au niveau fédéral

  • Le vice-premier ministre Maxime Prévot a agi pour préserver les droits sociaux des femmes dans les réformes des pensions et du chômage. Sous son impulsion, les périodes de maladie et d’invalidité (où les femmes sont majoritaires) sont désormais pleinement assimilées pour le calcul de la pension minimum et les départs anticipés. Il a également obtenu une meilleure assimilation des congés parentaux.
  • La ministre Vanessa Matz, dans le secteur numérique (où les femmes ne représentent que 17,7 % des spécialistes IT), a lancé des appels à projets pour renforcer la participation des femmes dans la technologie. En tant que Ministre de la Fonction publique, elle promeut une culture de l’égalité au sein de l’État via l’événement annuel « Top Skills », qui vise à visibiliser les talents féminins dans les carrières fédérales.
  • Les députées Anne Pirson et Isabelle Hansez travaillent sur une proposition de loi pour lutter contre les temps partiels contraints en obligeant les employeurs à motiver par écrit pourquoi un poste ne peut pas être proposé à temps plein. Elles ont déposé une proposition de loi créant un « crédit familial » (sac à dos de congés), un système simplifié et plus souple pour mieux concilier vie professionnelle et familiale quel que soit le statut (salarié, indépendant, fonctionnaire). Isabelle Hansez a également déposé un texte pour protéger les proches-aidants contre la discrimination par association, leur ouvrant un droit explicite à des aménagements comme le télétravail ou des horaires adaptés.

Notre dossier sur le sujet: https://www.lesengages.be/famille/ 

La conciliation entre vie professionnelle et vie familiale est considérée comme une condition clé de l’égalité entre les femmes et les hommes. Les Engagés proposent notamment un système de « sac à dos » de congés familiaux plus flexible et équitable entre parents. Ils soutiennent également le développement de l’accueil de la petite enfance et de l’accueil extrascolaire afin de faciliter l’organisation des familles et l’accès des femmes au marché du travail.

La réforme des congés familiaux

Pour simplifier un système jugé complexe et inégalitaire selon le statut professionnel (salarié, indépendant, fonctionnaire), les députées Anne Pirson et Isabelle Hansez ont cosigné la proposition de loi qui instaure un « crédit familial » ou « sac à dos de congés ».

  • Le concept : Un capital de congés attribué à chaque enfant dès la naissance, utilisable de manière souple (jusqu’à un 1/10ème temps).
  • Mesures clés : Une semaine supplémentaire de congé de maternité, une indemnisation plus juste pour lever les freins financiers et l’ouverture de droits pour les beaux-parents et grands-parents. 

L’accueil des enfants (Petite enfance et parascolaire)

L’accès à un accueil abordable est considéré comme un levier central pour l’emploi des mères.

  • Plan Crèches : Sous l’impulsion de la ministre Valérie Lescrenier, la Wallonie a confirmé la création de 5 000 nouvelles places avec un investissement additionnel de 10 millions d’euros.
  • Réforme de l’extrascolaire (ATL) : la ministre Valérie Lescrenier mène également une réforme de l’Accueil Temps Libre pour mieux l’harmoniser avec les rythmes professionnels.
  • Rythmes scolaires : Une réflexion est engagée pour adapter la journée d’école aux besoins des parents et des enfants, en y intégrant les devoirs et des activités parascolaires.

Le soutien aux familles monoparentales

Comme plus de 80 % de ces familles sont dirigées par des femmes, des mesures spécifiques sont portées pour réduire leur précarité.

  • Pensions alimentaires : Le député Xavier Dubois propose d’automatiser le versement des pensions via le SECAL pour éviter les impayés et réduire la charge mentale des mères.
  • Aides financières : le ministre Yves Coppieters a fait relever le plafond de revenus permettant aux familles monoparentales de toucher un supplément d’allocations familiales. Le ministre François Desquesne a instauré une réduction de 250 € sur la taxe de mise en circulation (TMC) pour les plus précaires d’entre elles.

Handicap et « Triple journée »

Le défi est immense pour les parents d’enfants handicapés qui cumulent emploi, tâches domestiques et soins.

  • Infrastructures : le ministre Yves Coppieters a lancé le Plan ERICh (100 millions d’euros) pour rénover les institutions et a obtenu le financement de 100 places d’hébergement supplémentaires dès 2026.
  • Répit : Les dispositifs de répit sont renforcés pour éviter l’épuisement des proches.

Statut des aidants proches

85 % des aidants proches en Belgique sont des femmes, dont un tiers réduit son activité professionnelle.

  • Flexibilité : les députées Anne Pirson et Isabelle Hansez travaillent sur l’allongement et la flexibilisation du congé pour aidants proches.
  • Protection juridique : Une proposition de la députée Isabelle Hansez vise à protéger les proches-aidants contre la discrimination par association, leur garantissant un droit à des aménagements comme le télétravail.
  • Garantie Autonomie : le ministre Yves Coppieters a lancé les bases de la création d’une garantie autonomie pour renforcer l’aide à domicile et alléger ainsi la charge pesant sur les familles.

La santé des femmes nécessite une approche spécifique afin de mieux prendre en compte les inégalités dans l’accès aux soins et la recherche médicale. Les Engagés soutiennent notamment la protection constitutionnelle du droit à l’IVG et des initiatives visant à améliorer la reconnaissance et l’accompagnement de pathologies féminines comme l’endométriose.

Au niveau européen

  • Le député européen et Président des Engagés Yvan Verougstraete a cosigné des amendements visant à réduire les inégalités de genre en santé. Ses priorités incluent :
    • L’élargissement des essais cliniques pour inclure les femmes enceintes et allaitantes.
    • La prise en compte de syndromes invalidants souvent sous-diagnostiqués comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), en plus de l’endométriose.
    • La lutte contre la dépression post-partum et une meilleure évaluation des dispositifs médicaux (comme pour le diabète) selon les spécificités hormonales féminines.
    • Le suivi du diabète gestationnel et de ses conséquences à long terme.

Au niveau fédéral

  • La députée Carmen Ramlot a déposé une proposition pour inscrire le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution. L’objectif est de garantir ce droit contre toute régression future (principe du standstill) en exigeant une majorité des deux tiers pour toute modification. Notre volonté est de pouvoir allonger raisonnablement, notamment à la lumière de considérations médicales susceptibles d’impacter la femme et ses futures grossesses éventuelles, le délai endéans lequel un avortement peut se pratiquer hors de tout motif de santé.

Au niveau de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles

  • Le ministre Yves Coppieters a soutenu et financé la création de la première « Safe Place » dédiée à l’endométriose en Belgique, portée par l’ASBL Toi Mon Endo. Ce lieu non hospitalier propose des groupes de parole, des ateliers et un accompagnement pour les femmes et leurs proches afin de briser l’isolement lié à cette maladie. Ces mesures s’inscrivent dans l’axe de la Stratégie genre 2025-2029 portée par le Ministre Coppieters, qui fait de l’amélioration de la santé des femmes l’une de ses six priorités majeures.