Ce vendredi, le Sénat a franchi une étape clé vers sa suppression: le vote pour ouvrir les articles nécessaires à révision. Pour Les Engagés, ce choix s’inscrit dans une volonté de moderniser nos institutions. Faute de consensus pour le réformer en profondeur, sa suppression s’est imposée.
Cependant, notre cheffe de groupe Anne-Catherine Goffinet exprime des réserves vis à vis de la situation actuelle:
« Les Engagés ont des balises, celles qui sont reprises dans l’accord de majorité à savoir obtenir la majorité nécessaire sans l’appui des voies extrémistes, mais nous constatons, aux travers des différents discours exprimés aujourd’hui, un problème de méthode quant à cette exigence.
D’autre part, Les Engagés ont évoqué trois éléments essentiels à la poursuite du processus et, à ce stade, nous n’avons aucune garantie. Il s’agit de la révision de la Constitution qui ne peut devenir plus simple que la procédure de vote d’une loi spéciale ; le transfert de la compétence de nommer des juges de la Cour constitutionnelle à la Chambre ; la représentation des citoyens germanophones doit être garantie à la Chambre.
C’est pourquoi, au nom de mon groupe, je me suis abstenue mais nous ne voulons pas suspendre ni arrêter le processus en l’état. »