« Green deal is the independance deal »
La transition énergétique est la seule voie crédible pour protéger notre prospérité et notre sécurité. Il n’est pas question de renoncer à l’objectif, au contraire, même s’il faut repenser la manière de l’atteindre. L’intégration du marché européen et la simplification font en effet partie de la solution.
Lors de d’une réception de nouvel an organisée jeudi dernier par L’Echo et De Tijd, le Premier ministre Bart De Wever a affirmé que « l’Europe doit ralentir son programme climatique, s’atteler à la déréglementation et approfondir son marché intérieur ».
Les Engagés rappellent que l’accord de gouvernement engage clairement la Belgique à respecter et mettre en œuvre les objectifs climatiques et énergétiques européens, dans le cadre du Green Deal, de l’Accord de Paris et des engagements internationaux en matière de biodiversité. La transition climatique y est explicitement pensée comme un levier de croissance économique durable, de création d’emplois industriels, de compétitivité et d’indépendance énergétique.
« Pour Les Engagés, il n’est pas question que la Belgique demande à l’Union européenne de revoir à la baisse ses ambitions en matière de transition climatique. La réponse aux difficultés rencontrées par notre industrie pour décarboner n’est certainement pas de freiner ou de reculer, mais bien d’avancer ensemble au niveau européen pour faire gagner les plus vertueux », a réagi notre Président et député européen Yvan Verougstraete.
L’écologie est un levier de puissance économique
A l’occasion des 10 ans de l’accord de Paris, l’heure n’est pas au renoncement mais à une ambition renouvelée. « Créer les conditions d’une production industrielle locale, décarbonée. Voilà ce que l’on attend de notre gouvernement et de nos leaders européens. Notre dépendance aux énergies fossiles est une menace pour notre sécurité et un désastre pour notre compétitivité. Aussi longtemps que nos usines utiliseront de l’énergie 3 à 5 fois plus chère que leurs concurrents, nous creuserons notre tombe économique », insiste Yvan Verougstraete.
« Freiner la transition énergétique mettrait en danger notre avenir économique et notre souveraineté. Renoncer à la transition serait hypothéquer notre prospérité et notre sécurité. Des mesures de soutien et d’accompagnement de nos entreprises doivent bien sûr être mises en place et il est impératif que les produits non européens et européens soient traités de la même manière, sur le plan fiscal et des normes sanitaires et environnementales », ajoute Aurore Tourneur, notre cheffe de groupe Les Engagés à la Chambre.
Baisser nos standards, qu’ils soient industriels, sociaux ou environnementaux n’est pas une stratégie : c’est un renoncement. « Plutôt que de baisser les bras devant l’obstacle, nous invitons le Premier Ministre à jouer son rôle et profiter de son aura pour proposer une stratégie ambitieuse pour faire gagner l’Europe en sortant de nos dépendances mortifères et en trouvant une solution pour combler nos désavantages compétitifs en matière énergétique », demande Yvan Verougstraete.
« Green Deal is the Independance Deal »
Les Engagés rappellent par ailleurs que depuis le début de la législature, le gouvernement fédéral, sous l’impulsion des Engagés et plus particulièrement du ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale, Jean-Luc Crucke, a déjà posé des actes concrets en matière de transition : baisse de la fiscalité sur l’électricité et hausse progressive pour le gaz, établissement d’une norme tarifaire pour limiter le prix de l’électricité pour l’industrie belge, renforcement de la taxe sur les billets d’avion, prolongement jusqu’en 2030 des mesures de soutien pour le transport de marchandises par rail… Ce tax shift sur l’énergie, constitue une étape essentielle pour enclencher réellement la transition énergétique. De plus, des budgets spécifiques ont été prévus pour soutenir les politiques environnementales et climatiques.
« Face au défi climatique mondial, nous devons agir maintenant. Une politique climatique ambitieuse n’est pas un frein, c’est une condition de notre prospérité future. Affaiblir nos engagements aujourd’hui serait une erreur stratégique, économique et environnementale », ajoute Aurore Tourneur.
« Il est urgent d’offrir une solution pérenne à notre industrie. Nous avons besoin d’une industrie européenne rentable, et nous ne la construirons pas avec de l’énergie fossile importée, mais avec une stratégie claire pour plus d’énergie décarbonée, bon marché. Voilà l’ambition que nous demandons au gouvernement de porter, en Belgique et au niveau européen, maintenant », conclut Yvan Verougstraete.
« Ce qui empêche d’agir favorise l’action ; ce qui se dresse sur le chemin devient le chemin. »
– Marc Aurèle.