Les Engagés se félicitent du vote en commission de “l’homicide routier” : une avancée majeure pour les victimes et la justice

Ce mercredi 3 décembre, en Commission de la Justice, le projet de loi instaurant dans le Code pénal une nouvelle qualification d’homicide dans le cadre de la circulation a été adopté. Une avancée majeure pour la justice ! Il concrétise un combat des Engagés pour les victimes d’« homicide routier ».

Cette réforme du code pénal, attendue depuis de nombreuses années par les familles et les associations de victimes, portée par la Ministre Vanessa Matz de longue date, consacre enfin l’importance d’utiliser des mots qui reconnaissent pleinement la responsabilité des conducteurs adoptant des comportements dangereux.

Inscrite dans l’accord de gouvernement, cette mesure constitue un pas essentiel pour mieux prévenir, mieux sanctionner et mieux reconnaître.

Les auditions parlementaires menées auprès des associations ont rappelé avec force la douleur indicible des proches endeuillés et le sentiment d’injustice généré par l’emploi du terme « accident », perçu comme minimisant les faits. La nouvelle qualification d’homicide dans le cadre de la circulation est donc une réponse essentielle pour rétablir la confiance, la reconnaissance et la justice.

Une victoire morale et politique

Le groupe Les Engagés a réaffirmé son soutien clair et déterminé à cette réforme, qui constitue également l’aboutissement d’un combat de longue haleine porté par la Ministre Vanessa Matz.

Vanessa Matz : « Le vote de ce projet est l’aboutissement d’un long travail que j’ai porté avec conviction, aux côtés des familles et des associations de victimes pour lesquelles la reconnaissance est essentielle. Chaque dossier cache des familles meurtries et des existences bouleversées. La justice devait pouvoir appeler les choses par leur nom et apporter une réponse à la hauteur de leur souffrance. »

Une réponse législative adaptée, un signal fort à la société

La nouvelle législation répond à un double objectif :

  • Mettre fin à la banalisation de comportements dangereux trop souvent qualifiés d’« involontaires » et envoyer un signal clair sur le caractère intolérable de ces comportements qui brisent des vies et des familles.
  • S’assurer que la loi pénale reflète mieux la gravité des actes commis

Ismaël Nuino, Président de la Commission Justice : « Ce texte reconnaît enfin que des comportements dangereux au volant ne peuvent plus être minimisés par le terme d’“accident”. Parce que ces chauffards sont responsables de leurs actes et savent les drames qu’ils peuvent générer. C’est une avancée pour la justice, mais surtout un signal fort envoyé aux familles dont la vie a été brisée. »

Aurore Tourneur, cheffe de groupe à la Chambre : « En reconnaissant enfin l’homicide routier pour ce qu’il est réellement, c’est-à-dire tout sauf un simple « accident », cette réforme apporte une réponse législative plus humaine. Je pense particulièrement aux sept vies emportées lors du drame de Strépy-Bracquegnies, par respect pour les familles et les plus de quatre-vingts blessés dont la douleur physique et psychologique ne pourra jamais être qualifiée de fortuite. »