Une victoire morale et politique
Le groupe des députés Engagés à la Chambre a réaffirmé son soutien clair et déterminé à cette réforme, qui constitue l’aboutissement d’un combat de longue haleine porté par la Ministre Vanessa Matz.
Vanessa Matz (Les Engagés), ministre de l’Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l’Etat, du Numérique et de la Politique scientifique : « Le vote de ce projet est l’aboutissement d’un long travail que j’ai porté avec conviction, aux côtés des familles et des associations de victimes pour lesquelles la reconnaissance est essentielle. Chaque dossier cache des familles meurtries et des existences bouleversées. La justice devait pouvoir appeler les choses par leur nom et apporter une réponse à la hauteur de leur souffrance. »
Une réponse législative adaptée, un signal fort à la société
La nouvelle législation répond à un double objectif :
- Mettre fin à la banalisation de comportements dangereux trop souvent qualifiés d’« involontaires » et envoyer un signal clair sur le caractère intolérable de ces comportements qui brisent des vies et des familles.
- S’assurer que la loi pénale reflète mieux la gravité des actes commis
Ismaël Nuino, député fédéral (Les Engagés), président de la Commission Justice : « Ce texte reconnaît enfin que des comportements dangereux au volant ne peuvent plus être minimisés par le terme d’« accident ». Parce que ces chauffards sont responsables de leurs actes et savent les drames qu’ils peuvent générer. C’est une avancée pour la justice, mais surtout un signal fort envoyé aux familles dont la vie a été brisée. »
Aurore Tourneur, cheffe du groupe Les Engagés à la Chambre : « En reconnaissant enfin l’homicide routier pour ce qu’il est réellement, c’est-à-dire tout sauf un simple « accident », cette réforme apporte une réponse législative plus humaine. Je pense particulièrement aux sept vies emportées lors du drame de Strépy-Bracquegnies, par respect pour les familles et les plus de quatre-vingt blessés dont la douleur physique et psychologique ne pourra jamais être qualifiée de fortuite »