Lutte contre le gaspillage et soutien aux dons solidaires

Une étape importante dans la lutte contre le gaspillage et le soutien aux dons solidaires vient d’être franchie. Le gouvernement, à l’initiative des Engagés, adapte le cadre fiscal et administratif pour favoriser les dons de biens alimentaires et non alimentaires.

De nombreuses entreprises sont souvent pénalisées lorsqu’elles donnent des biens alimentaires ou non-alimentaires plutôt que de les jeter ou les détruire. Une réalité absurde que nous avons voulu faire évoluer.

Le gouvernement, à l’initiative des Engagés, vient en effet de franchir une étape importante dans la lutte contre le gaspillage et le soutien aux dons solidaires, en adaptant le cadre fiscal et administratif des dons de biens alimentaires et non alimentaires. On vous explique.

Les mesures

Le délai maximal entre la remise du bien et sa date de péremption, jusqu’ici limité à 15 jours, est désormais largement assoupli :

  • ⁠30 jours pour les commerçants vendant directement aux consommateurs.
  • ⁠6 mois pour les producteurs et les distributeurs de biens à longue conservation.

Cet assouplissement permettra aux associations d’avoir davantage de temps pour collecter, trier et distribuer les produits sans gâchis.

 

Les procédures pour les dons ont été simplifiées, réduisant la charge administrative pour les entreprises.

  • ⁠Les conditions de déduction TVA sont maintenues et rendues plus accessibles, ce qui encourage activement les entreprises à donner plutôt qu’à détruire.

 

Un élargissement significatif de la liste des produits non alimentaires pouvant bénéficier du régime favorable. De nombreux articles indispensables au quotidien sont désormais inclus, notamment :

  • Produits d’hygiène et de soin (savons, protections menstruelles, produits pour bébés, soins médicaux de base).
  • Équipements domestiques (matelas, appareils de chauffage, linge de maison, ustensiles de cuisine).
  • Matériel scolaire et vêtements (cartables, cahiers, habits, chaussures, accessoires).
  • Produits de nettoyage et d’entretien, jouets, et même nourriture pour animaux.

Cette extension répond à une vision plus humaine et inclusive de la dignité matérielle.

 

Le gouvernement étudie également l’exonération des droits d’accises pour les boissons non alcoolisées données à des associations, afin d’éviter que le don soit fiscalement moins avantageux que la destruction.