« Nous voulons protéger les citoyens, surtout les plus jeunes, sans surveillance généralisée. L’objectif est simple : préserver le pseudonyme, tout en permettant d’engager la responsabilité en cas d’abus grave. Cela existe déjà ailleurs : sur la route, une plaque permet d’identifier sans afficher un nom ; avec Itsme, l’identité est certifiée par un tiers sans être rendue publique. Ce modèle de pseudonymat vérifié doit inspirer des règles protectrices pour les réseaux sociaux. »
Ce mardi en Commission Justice de la Chambre débutent les auditions sur la proposition de résolution déposée par notre député fédéral Ismaël Nuino, visant à mettre fin à l’anonymat malveillant en ligne et à instaurer un contrôle effectif de l’âge pour l’accès aux réseaux sociaux.
Au cœur des travaux : des pistes concrètes et opérationnelles, comme une authentification par un tiers de confiance (pseudonymat vérifié, accès strictement encadré), une réflexion sur la majorité numérique et des mécanismes de contrôle d’âge réellement efficaces. Objectif : protéger contre la haine, les menaces, le harcèlement, le “doxxing”, les contenus illégaux et la désinformation, tout en garantissant la liberté d’expression et la vie privée. À terme, la Commission de la Justice formulera des recommandations opérationnelles pour éclairer le travail du gouvernement et nourrir le futur projet de loi.
« Sur la base des recommandations qui seront formulées, je déposerai un projet de loi aligné sur les initiatives européennes pour protéger nos enfants et lutter contre les abus en ligne », ajoute Vanessa Matz, ministre de l’Action et de la Modernisation publiques en charge du Numérique. « Je suis résolument engagée à doter la Belgique d’un cadre législatif solide qui poursuit un double objectif : d’une part, mettre fin à l’anonymat malveillant grâce à une authentification fiable par un tiers de confiance et d’autre part, instaurer une limitation d’âge pour l’accès aux réseaux sociaux, accompagnée d’une vérification d’âge numérique efficace et sécurisée. Je compte sur l’engagement du Parlement, de mes collègues ministres, des experts, des associations et des citoyens pour bâtir une législation juste et équilibrée. » « Le but n’est pas d’afficher l’identité des gens sur les réseaux : le but, c’est de protéger les victimes et de rappeler une évidence démocratique la liberté d’expression n’existe pas sans responsabilité. La loi doit protéger en ligne comme elle protège hors ligne. » conclut Ismaël Nuino.