Les MENA sont des mineurs étrangers non accompagnés. Ce sont des enfants ou des adolescents arrivés en Belgique sans parents ni représentant légal. Derrière cet acronyme, il y a des parcours marqués par la rupture, l’exil et souvent la perte de repères.
A l’été 2015, l’arrivée sur le territoire belge d’un nombre important de MENA a placé les pouvoirs publics face à une urgence qui dure depuis dans le temps. À cette époque, la Fédération Wallonie-Bruxelles a choisi d’agir par solidarité, en mettant l’expertise de l’Aide à la jeunesse et une aide supplétive au service d’un accueil respectueux des droits de l’enfant, en complément du dispositif fédéral. Cette politique s’est concrétisée dans le Plan MENA.
Quatre types d’accompagnement, une même priorité : protéger les jeunes
Le montant total des mesures décidées ce jour en faveur de la prise en charge des Mineurs Etrangers Non Accompagnés s’élève à 6.554.407,52 € dont 2.998.621,32 € financés par la Fédération Wallonie-Bruxelles et 3.555.786,20 € par Fédasil.
Concrètement, cette subvention permet de poursuivre quatre types d’actions qui répondent à des situations très différentes, mais à un même besoin de protection.
Certaines prises en charge se font en hébergement résidentiel. Elles concernent les plus jeunes, ceux pour qui un cadre sécurisant, 24 heures sur 24, est indispensable.
D’autres jeunes sont accueillis en famille. Cette solution, privilégiée par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, offre un environnement proche de la vie familiale.
Le Plan MENA soutient aussi l’accompagnement vers l’autonomie. Il s’adresse à des jeunes proches de la majorité, qui doivent apprendre à gérer un logement, un budget, des démarches administratives. Là encore, l’enjeu est très concret : éviter les ruptures brutales à 18 ans et donner une vraie chance d’insertion.
Enfin, un travail de rue est mené auprès de jeunes en errance ou en transit, notamment à Bruxelles. Aller à leur rencontre, créer un lien et les orienter vers des soins ou un hébergement peut, parfois, être la seule porte d’entrée vers une protection.
Un dispositif à stabiliser
Ces actions s’inscrivent en dehors du cadre classique de l’Aide à la jeunesse, car elles ne reposent pas sur un mandat judiciaire. Elles existent parce que la Fédération Wallonie-Bruxelles ne peut détourner le regard face à l’urgence humanitaire et la vulnérabilité des plus jeunes.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique menée par les ministres de l’Aide à la jeunesse depuis 2015.
Les structures bénéficiaires de cette subvention sont les suivantes :
Structure d’hébergement (92 prises en charge) :
- La Hutte (Jumet) : 115.949,55 €
- Centre El Paso (Gembloux) : 112.749,53 €
- L’Étape-Mena (Chimay) : 2.082.439,01 €
- Youth in Shelter (Saint-Josse-ten-Noode) : 1.196.700,63 €
- Menaccueil (Yvoir) : 1.942.607,97 €
Accueil familial :
- Mentor-Jeunes (Ixelles) : 640.396,96 €
Structure en autonomie :
- Mentor-Escale (Ixelles) : 133.350,54 €
Travail de rue :
- S.O.S. Jeunes – Quartier-Libre (Ixelles) : 330.213,33 €
Cette politique, pleinement assumée par notre Ministre, est une mesure concrète de prise en charge précoce des plus vulnérables. Elle représente une chance réelle pour que ces enfants déracinés deviennent des citoyens d’adoption responsables dans notre société plutôt que de les laisser à la merci de réseaux de délinquance organisée qui détruisent notre société.