Plafonnons les prix de l’énergie
L’embrasement du Moyen-Orient fait courir le risque d’une nouvelle flambée des prix énergétiques. L’État doit jouer un rôle d’amortisseur en plafonnant les prix de l’énergie.
L’embrasement du Moyen-Orient fait courir le risque d’une nouvelle flambée des prix énergétiques. L’État doit jouer un rôle d’amortisseur en plafonnant les prix de l’énergie.
« Nous avions déjà fait cette proposition en 2022-2023 quand nous avons eu la précédente crise énergétique où l’État a mis des mois et des mois avant de réagir et a fini par devoir payer des chèques énergies qui ont coûté extrêmement cher, alors que nous avions proposé, à l’époque, de plafonner le prix. » rappelle notre président Yvan Verougstraete.
Concrètement, à partir de 100 euros du mégawatt-heure (une limite qui existe déjà) l’État doit pouvoir agir en prenant à sa charge le surcoût temporaire plutôt que de frapper l’économie. « On compense. Par contre, quand le prix redescend, on rembourse en priorité l’argent qui a été nécessaire pour éviter que les gens ne subissent ce choc. » précise-t-il.
Quand la guerre en Ukraine a commencé en 2022 et que les prix du gaz et de l’électricité ont explosé, les partis de la Vivaldi ont attendu 8 mois avant de prendre des mesures. Les citoyennes et citoyens se sont retrouvés devant un mur de factures impayables.
Ce fut la catastrophe pour les particuliers mais aussi pour les entreprises, à la fois les petits indépendants et les grosses industries.
« Je me rappelle d’un boulanger que j’avais rencontré: sa facture était passée de 1.800 euros par mois à 12.000 euros par mois. Résultat, il avait dû fermer boutique. » raconte Yvan. « Il faut à tout prix éviter ça, éviter le choc, éviter une explosion des prix, surtout si ça dure. » insiste-t-il.
Nous faisons face à beaucoup d’inconnues, mais certains indicateurs nous alertent déjà : le prix du gaz est en hausse de 50%. Ces grosses variations elles ne sont positives pour personne : ni pour le portefeuille des citoyens et citoyennes ni pour nos entreprises qui ont besoin de stabilité.
« Il faut se préparer pour éviter de reproduire les erreurs du gouvernement précédent. »
Concrètement, ce que nous proposons chez Les Engagés c’est que l’Etat joue un rôle d’amortisseur pour les citoyens et les entreprises. Il doit ainsi plafonner les prix de l’énergie. Cela veut dire que si on dépasse un certain seuil, il compense. Exemple pour le gaz: au-dessus de 100 € le mwh, l’Etat prend en charge ce qui dépassé en jouant un maximum sur les accises.
Tout ça a un coût évidemment. Cela pourrait aller jusqu’à 67 millions d’euros si on revit le pire scénario de 2022 – lorsque le gaz avait grimpé jusqu’à 200 euros le mwh – pendant un trimestre.
Comment finance-t-on cela ? Nous ne croyons pas à l’utilisation de l’argent magique. Et comme les prix finissent toujours par redescendre, nous proposons de lisser les accises vers le haut à ce moment-là. Pour être clair : cela veut dire qu’il faudrait aussi accepter, quand les prix sont très bas, de provisionner un peu plus.
Tout l’enjeu est de trouver une fourchette de prix acceptables qui permet deux choses :
Ça, c’est l’urgence au regard de la situation géopolitique. Mais il faut aussi agir sur un problème plus profond. L’énergie est devenue une arme stratégique, un outil de déstabilisation.
« Que ce soit en Belgique ou même en Europe, on peut dire ce qu’on veut mais on n’a pas d’énergie fossile: on n’a pas de pétrole, et très peu de gaz. » rappelle Yvan Verougstraete. Et cela nous coûte très cher : chaque année nous achetons pour 400 milliards d’euros d’énergie fossile aux États-Unis, à la Russie ou encore à l’Algérie.
Il s’agit d’importantes sommes qui quittent nos économies belge et européenne, et cela nous rend dépendants à ces pays qui peuvent décider s’ils ne sont pas d’accord avec nous de couper les vannes. Or, sans énergie, nous ne savons pas nous chauffer, nous déplacer, manger ou faire tourner nos entreprises.
La Belgique et l’Europe doivent donc arrêter de dépendre des autres et être indépendantes pour leur énergie.
« Selon moi, si l’Europe devait avoir une seule priorité ce serait celle-ci : produire sa propre énergie décarbonée, nucléaire et renouvelable. Et cette énergie elle doit être moins chère que l’énergie fossile. On doit donc réfléchir plus structurellement à comment on peut faire diminuer les prix de l’énergie décarbonée made in Europe.
Et c’est seulement si on maitrise notre production d’énergie qu’on peut réussir la transition énergétique, environnementale et économique. Ce n’est pas une question d’idéologie mais de nécessité. Sans ça, nos entreprises vont crever. » revendique notre eurodéputé.
Revoir son intervention :
Face à la situation au Moyen-Orient, notre président Yvan Verougstraete alerte : « La géopolitique impose une responsabilité : penser l’après ».
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