Pour Les Engagés, signer l’accord UE-Mercosur en l’état est une erreur

Ce vendredi, une majorité qualifiée d’États membres européens a approuvé l’accord de libre-échange commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Pour Les Engagés, signer cet accord est une erreur car il s’oppose à notre vision du commerce international.

Ce vendredi, une majorité qualifiée d’États membres européens a approuvé l’accord de libre-échange commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. La porte est désormais ouverte pour une possible signature de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen dès ce lundi au Paraguay. Le texte doit encore être soumis à un vote d’acceptation ou de rejet par le Parlement européen dans les semaines à venir. Pour Les Engagés, signer cet accord est une erreur car il s’oppose à notre vision du commerce international.

La position des Engagés n’a pas changé : l’accord UE-Mercosur, c’est non. Cet accord va être signé alors que nous n’avons pas les outils et garanties suffisantes pour la réciprocité des normes de production sanitaires, sociales et environnementales, ainsi que pour la protection des agriculteurs belges et des consommateurs européens. Cet accord s’oppose à notre vision du commerce international, celle du juste échange.

En effet, notre Mouvement promeut une dynamique commerciale internationale multilatérale, durable et respectueuse de chacun des acteurs commerciaux, et de leurs spécificités historiques et géopolitiques. Un élément indispensable pour Les Engagés est par exemple le refus catégorique de laisser entrer sur le marché européen des produits ne respectant pas les normes de production sanitaires et environnementales instaurées pour protéger le consommateur et l’environnement.

Ces dernières semaines, la Commission européenne a fait plusieurs annonces que nous percevons comme des avancées. Elle s’est notamment exprimée sur des mesures de sauvegarde en cas de déstabilisation du marché, sur la possibilité d’interdire l’importation de produits contenant des résidus de pesticides mais aussi sur l’augmentation des contrôles de produits importés. La note issue de la réunion des ministres de l’agriculture du 7 janvier contenait également des points positifs. Cependant, force est de constater que ces outils que nous saluons ne sont pas encore finalisés. Ils sont pourtant indispensables pour l’existence même du juste échange.

« Nous ne pouvons pas demander à nos agriculteurs de respecter des règles exigeantes tout en ouvrant nos marchés à des produits qui ne s’y conforment pas. Défendre un commerce équitable, c’est avant tout protéger nos agriculteurs, leur travail et la santé des consommateurs européens », affirme Yvan Verougstraete, député européen et président des Engagés.

Nous continuerons à nous battre pour pouvoir créer les conditions d’un juste échange, c’est-à-dire un modèle commercial fondé sur le respect, l’équité et la durabilité. Un modèle où les normes sociales, sanitaires, environnementales et de gouvernance ont la primauté sur la dimension économique, avec comme ligne rouge la santé et la protection du consommateur.

En attendant, nous regrettons profondément l’erreur stratégique de l’Europe de signer maintenant, et tout notre soutien va aux agriculteurs qui chaque jour œuvrent à produire notre nourriture sur base des standards élevés européens. Tous ceux qui souhaitent faire du commerce avec nous doivent impérativement les respecter. 

Pour plus d’informations, nous organisons un colloque sur le juste échange et les conditions pour son émergence le 30 janvier prochain à Bruxelles.