En Belgique, le Nutri-Score est pour l’instant volontaire. Résultat : l’information est incomplète, hétérogène, parfois absente, et les choix alimentaires se font trop souvent à l’aveugle. Pourtant, les données sont sans appel : nos habitudes alimentaires contribuent directement à l’explosion des maladies cardiovasculaires, métaboliques, du diabète, de l’obésité et de nombreux cancers.
« On ne peut pas, d’un côté, vouloir maîtriser les dépenses de santé et, de l’autre, négliger les outils de prévention les plus efficaces. Informer clairement la population, c’est permettre à chacun de faire des choix éclairés, sans culpabiliser, mais en responsabilisant. Le Nutri-Score est un outil simple, compris par tous, y compris par les publics les plus vulnérables », explique Jean-François Gatelier, député fédéral Les Engagés.
Le Nutri-Score ne se limite pas à orienter le consommateur : il peut agir comme un levier sur l’industrie alimentaire en incitant les fabricants à reformuler leurs produits, à réduire sel, sucres et graisses saturées, et à améliorer la qualité globale de l’offre.
Les Engagés veulent dès lors rendre ce Nutri-Score obligatoire sur l’emballage des denrées alimentaire.
Rendre ce logo obligatoire, c’est :
- Renforcer la prévention primaire des maladies chroniques ;
- Réduire à terme la charge des pathologies cardiovasculaires, métaboliques et du diabète ;
- Lutter contre les inégalités sociales de santé en donnant à tous la même information ;
- Agir de manière structurelle, sans interdiction ni stigmatisation, mais par l’éclairage des choix.
Dans un contexte budgétaire contraint, cette proposition incarne une vision responsable de la politique de santé : investir dans l’information et la prévention pour éviter demain des coûts humains et financiers bien plus lourds.
Les Engagés défendent une santé publique qui ne se limite pas à soigner, mais qui aide chacun à rester en bonne santé. Rendre le Nutri-Score obligatoire est un pas concret dans cette direction.
Ce point sera abordé ce mardi 20 janvier en Commission Santé à la Chambre, à la demande de nos députés Engagés.