Trop gras, trop sucrés, trop salés
Les Engagés déposent une proposition de loi pour interdire la publicité des aliments les plus nocifs, portée par notre député fédéral – également médecin – Jean-François Gatelier.
Les Engagés déposent une proposition de loi pour interdire la publicité des aliments les plus nocifs, portée par notre député fédéral – également médecin – Jean-François Gatelier.
Ce 2 avril 2026, notre député fédéral Jean-François Gatelier, médecin, dépose une proposition de loi visant à interdire la publicité pour les produits alimentaires affichant un Nutri-Score D ou E, c’est-à-dire les aliments les plus riches en sucres, en sel ou en graisses saturées, dont les effets délétères sur la santé sont largement documentés.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un travail parlementaire déjà engagé en faveur d’une meilleure information nutritionnelle, notamment à travers une proposition visant à rendre le Nutri-Score obligatoire sur les emballages alimentaires. Elle répond également à un constat largement partagé par les experts : l’exposition à la publicité influence directement les comportements alimentaires, en particulier chez les enfants et les adolescents, et contribue à l’augmentation des maladies chroniques liées à l’alimentation.
Aujourd’hui, en Belgique, aucune législation contraignante n’encadre réellement la publicité pour les produits alimentaires les plus nocifs, laissant place à un système d’autorégulation dont les limites ont été largement démontrées. De nombreuses études montrent que cette approche est insuffisante pour protéger efficacement la population, et en particulier les plus jeunes, face à un marketing omniprésent et de plus en plus ciblé.
« On ne peut pas, d’un côté, promouvoir la santé publique et la prévention, et de l’autre, laisser le marketing pousser massivement à la consommation de produits qui favorisent l’obésité, le diabète ou encore certains cancers. Protéger les enfants et les adolescents face à cette pression commerciale est une responsabilité politique évidente. Cette proposition vise simplement à remettre de la cohérence dans notre politique de santé », déclare Jean-François Gatelier, député fédéral et médecin.
Au-delà de la protection des plus jeunes, cette proposition vise à agir sur l’ensemble de l’environnement alimentaire, en limitant l’influence des messages publicitaires qui orientent les choix des consommateurs vers des produits de faible qualité nutritionnelle. Elle s’inscrit dans une approche globale de santé publique, où l’information, la prévention et la régulation doivent aller de pair.
Dans cette logique, Jean-François Gatelier plaide également pour une fiscalité différenciée en fonction de la qualité nutritionnelle des aliments, afin d’encourager les choix sains et de responsabiliser les industriels : les produits les plus favorables à la santé doivent être soutenus, tandis que les produits les plus nocifs doivent être moins attractifs.
Pour Jean-François Gatelier, « il est temps de sortir de l’illusion de l’autorégulation. Les données scientifiques sont claires, les recommandations internationales aussi : sans cadre légal fort, les comportements ne changeront pas. Nous devons avoir le courage d’agir. »
Avec cette proposition de loi, le groupe Les Engagés entend franchir une étape supplémentaire dans la lutte contre les maladies liées à l’alimentation, en plaçant la santé publique au cœur des décisions politiques.
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