Les différents leviers d’actions
D’abord, agir sur l’accès aux fonctions supérieures. Si la parité est presque atteinte à certains niveaux de carrière dans l’administration fédérale, la représentation des femmes diminue fortement à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. Aujourd’hui, les règles prévoient qu’au moins un tiers de chaque sexe soit représenté dans les niveaux A3, A4, A5 et dans les fonctions à mandat. Pour corriger ce déséquilibre, la ministre propose de fixer des objectifs progressifs de représentation à partir du niveau A3 : atteindre au moins 40 % de chaque sexe d’ici 2027 et tendre vers un équilibre de 50 % à l’horizon2029. L’objectif est d’agir en amont des carrières afin d’élargir durablement le vivier de candidates aux postes de direction.
Ensuite, mieux informer les fonctionnaires sur l’impact du temps partiel. Si ce dispositif reste un droit important pour l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, il peut avoir des conséquences durables sur la carrière et la pension. Un outil de simulation sera développé pour permettre à chacun d’évaluer concrètement ces effets.
La ministre souhaite également renforcer le pilotage de l’égalité professionnelle par les données, notamment dans la perspective de la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale en 2026. Une analyse annuelle des écarts de salaires et de carrière pour toute l’administration fédérale permettra d’identifier plus précisément les déséquilibres et d’agir de manière ciblée.
En complément, d’autres mesures sont prévues pour renforcer une culture organisationnelle plus inclusive. Chaque administration sera notamment invitée à désigner au moins un.e responsable de l’inclusion, chargé d’accompagner le management, de soutenir les services RH et de coordonner les initiatives visant à promouvoir l’égalité et la diversité au sein des équipes.