350 nouvelles places d’accueil pour la petite enfance grâce aux mini-accueils

C’est une excellente nouvelle pour les familles wallonnes en quête d’une place d’accueil ! Notre ministre en charge de la Petite Enfance, Valérie Lescrenier, lance une expérience pilote pleine de promesses : les mini-accueils. Ces structures à taille humaine, accueillant 8 enfants chacune, devraient permettre de créer près de 350 nouvelles places en Wallonie d’ici fin 2028, tout en relançant l’esprit de l’accueil à domicile dans un cadre plus solide et mieux encadré.

Face au manque de places d’accueil et aux fragilités structurelles du secteur, notre ministre chargée de la Petite Enfance a proposé au gouvernement conjoint de ce jeudi 11 juin un appel à projets conjoint entre l’ONE et le SPW Intérieur et Action sociale. Une extension du dispositif au territoire de la Région de Bruxelles-Capitale est également possible, sans préjuger de la position que le Gouvernement bruxellois sera amené à prendre.

L’accueil de la petite enfance constitue un enjeu essentiel pour les familles, les enfants, les professionnels du secteur et l’activité économique. Pourtant, depuis de nombreuses années, le secteur traverse une crise structurelle : la capacité globale d’accueil diminue, les coûts d’infrastructure et de fonctionnement augmentent, les délais de création de places restent importants et certains modèles d’accueil sont fragilisés.

Les travaux menés avec le secteur, ainsi qu’un diagnostic réalisé via une étude demandée par le Gouvernement wallon, ont permis d’objectiver ces constats et de confirmer la nécessité d’agir à la fois sur le maintien des places existantes, la création de nouvelles places et la viabilité économique du secteur. Depuis le début de la législature, notre ministre a donc structuré son action autour de trois priorités : préserver les places existantes, créer de nouvelles places et rendre le secteur plus soutenable économiquement.

Notre ministre en charge de la Petite Enfance, Valérie Lescrenier, l’affirme : « La Petite Enfance est une priorité du gouvernement. Trouver une place d’accueil pour son enfant ne devrait pas être un parcours du combattant. Ma priorité est d’agir concrètement sur trois axes : sauver les places menacées, créer de nouvelles places là où les besoins sont les plus importants et construire, avec le secteur, des modèles plus viables pour l’avenir. »

Les mini-accueils : une relance modernisée de l’accueil à domicile

C’est dans cette stratégie globale que s’inscrit l’expérience pilote des mini-accueils. Cette structure de petite capacité, rattachée à un Service d’Accueil d’Enfants, permettra l’accueil de 8 enfants. Les mini-accueils fonctionneront par groupes de minimum deux et maximum quatre, sur des sites distincts.

Ce modèle vise à relancer, dans un cadre modernisé, l’esprit de l’accueil à domicile tout en exploitant des espaces d’accueil disponibles rapidement : proximité, taille humaine, ancrage local et lien direct avec les familles. Il s’inscrit toutefois dans un cadre plus structuré et plus sécurisé : personnel salarié, renfort, accompagnement PMS, rattachement à un SAE et exigences de qualité garanties.

« Avec les mini-accueils, nous voulons tester une solution à taille humaine mais certainement pas une solution au rabais. Ce modèle reprend ce qui faisait la force de l’accueil à domicile, tout en l’inscrivant dans un cadre plus solide, plus collectif et plus soutenable. C’est une réponse concrète pour les territoires où les modèles classiques sont parfois trop lourds, trop coûteux ou trop longs à mettre en œuvre », explique notre ministre wallonne.

Les mini-accueils présentent un intérêt particulier dans les zones sous-couvertes, les territoires ruraux, mais aussi dans certains contextes urbains où la mobilisation de bâtiments existants de plus petite taille peut faciliter la création rapide de places.

Un projet co-construit avec le secteur

Ce projet pilote est le fruit d’un travail de concertation approfondi, nourri par les échanges avec l’ONE, le SPW IAS, les Services d’Accueil d’Enfants, les acteurs locaux et la Plateforme en faveur du statut salarié des accueillantes et accueillants.

« Un modèle d’accueil qui valorise autant la proximité ne peut fonctionner que s’il est pensé avec celles et ceux qui devront le faire vivre. Les mini-accueils sont le résultat d’un travail de co-construction avec le secteur, à partir de constats objectivés et de réalités très concrètes de terrain  », souligne-t-elle.

Un financement conjoint ONE-Wallonie

Le dispositif repose sur un financement articulé entre l’ONE et la Wallonie. L’ONE assurera la prise en charge du personnel selon les normes en vigueur, tandis que la Wallonie, via le SPW IAS, interviendra pour les infrastructures et équipements ainsi qu’à travers un cofinancement en aides à la promotion de l’emploi. Le soutien wallon pour les infrastructures et équipements pourra atteindre maximum 80 % des dépenses éligibles, dans la limite de 300.000 euros par projet.

L’appel à projets s’adresse aux Services d’Accueil d’Enfants et à leurs partenaires disposant d’un droit réel sur une infrastructure adaptée, notamment les communes, CPAS, intercommunales, ASBL, fondations ou coopératives agréées comme entreprise sociale. Un volet complémentaire prévoit également la possibilité de soutenir la création de maximum 6 co-accueils indépendants, afin de permettre à certains territoires de s’inscrire malgré tout dans la dynamique de création de places.

Une expérience pilote évaluée avant toute généralisation

L’expérience pilote fera l’objet d’un suivi et d’une évaluation portant notamment sur la rapidité de création des places, la qualité de l’accueil, la continuité du service, la satisfaction des parents, les conditions de travail du personnel et le fonctionnement des partenariats locaux. En fonction des résultats, le modèle pourra être adapté, amélioré et, le cas échéant, intégré dans un cadre réglementaire plus pérenne.

Notre ministre en charge de la Petite Enfance, Valérie Lescrenier, conclut : « Notre ambition est de répondre plus vite aux besoins des familles, soutenir les professionnels et tester des modèles plus souples, plus proches du terrain et plus viables économiquement. Les mini-accueils ne sont pas une mesure isolée, ils sont une étape concrète dans une stratégie globale pour stabiliser le secteur. »