Après avoir été adoptée à l’unanimité en commission le 15 septembre, la résolution vient d’être votée en séance plénière du Parlement de Wallonie. Elle vise à améliorer concrètement l’accès aux toilettes publiques en Wallonie et à faire de cette question un véritable enjeu d’inclusion et de dignité.
Notre députée Sophie Fafchamps s’en réjouit : « Je suis très heureuse de ce vote. C’est une bonne nouvelle pour toutes les personnes qui doivent encore aujourd’hui calculer leurs déplacements en fonction de l’accès aux toilettes. Sortir de chez soi, aller travailler, faire ses courses, prendre le train ou simplement profiter d’une journée en famille ne devrait pas être un parcours du combattant. La dignité, c’est aussi pouvoir sortir sans devoir calculer si l’on rentrera à temps, ou sans devoir demander à un commerçant si l’on peut utiliser ses toilettes. »
Des mesures très concrètes
La résolution demande au Gouvernement wallon de prendre plusieurs mesures :
- ouvrir le plus largement possible les toilettes des bâtiments publics et encourager les partenariats volontaires avec les commerces et l’HORECA,
- rendre les toilettes accessibles plus facilement, notamment grâce à leur référencement sur Google Maps et à la création d’un autocollant wallon identifiable,
- intégrer des sanitaires dans les futures concessions des aires d’autoroute gérées par la SOFICO,
- étudier avec l’AViQ la mise en place d’un « pass toilettes » pour les personnes atteintes de maladies chroniques,
- prévoir un accès à des sanitaires lors des événements publics,
- faciliter la mise à disposition de produits menstruels.
L’objectif est simple : ne plus faire de l’accès aux toilettes une question de chance ou de connaissance des lieux, mais permettre à chacun de disposer d’une solution identifiable et accessible.
Maintenant, il faut passer du vote aux actes
Le Gouvernement wallon a par ailleurs confirmé que la circulaire destinée aux pouvoirs locaux allait prochainement aboutir. Pour notre députée, le vote de ce mercredi constitue une étape importante, mais le travail doit désormais se poursuivre sur le terrain.
« Ce vote est une étape importante. Mais la vraie mesure de notre action ne sera pas le nombre de pages de la résolution ou de la circulaire. Ce sera le nombre de personnes qui pourront demain sortir de chez elles avec une contrainte en moins. Je veillerai à ce que ce vote se traduise maintenant en actes, dans les communes, les bâtiments publics, les lieux touristiques, les événements et partout où cela peut concrètement changer la vie des personnes concernées. »
Pour Sophie Fafchamps, l’accès aux toilettes n’est pas une question de confort : c’est une condition très concrète de la liberté de circuler, de participer à la vie sociale et de vivre dignement.