Le plan de cohésion sociale pour la Belgique se fonde sur 4 piliers :
Réforme fiscale (+ 772,5 millions / an à l’horizon 2029)
Un soutien au salaire net des travailleurs, en particulier pour les personnes qui ont un bas salaire, est assuré notamment à travers une hausse du bonus à l’emploi et une réforme de la cotisation spéciale de sécurité sociale, qui impacteront positivement le salaire net sans augmenter le salaire brut.
En outre, pour favoriser les dons de marchandises au bénéfice des plus fragilisés, le Gouvernement assouplira avant la fin de l’année les conditions du régime TVA pour les dons de marchandises au bénéfice des plus fragilisés.
Accord social et investissements dans la santé (+427 millions / an à l’horizon en 2029)
A l’heure où les acteurs de la santé et les hôpitaux de notre pays appellent unanimement à prendre à bras le corps les problématiques d’attractivité et d’absentéisme du personnel, un accord social permettra d’améliorer les conditions de travail des professionnels du secteur de la santé.
Une dizaine d’autres investissements dans la santé sont par ailleurs prévus (cf. mesures santé ci-dessus).
En ce qui concerne la lutte contre la pénurie de professionnels de soins – qui pèse notamment sur les temps d’attente de prise en charge – le Ministre de la santé sera tenu d’agir dès 2026.
Personnes vulnérables (+115 millions / an à l’horizon 2029)
Le Service des créances alimentaires (SECAL) sera réformé pour mieux assurer aux parents-solos de recevoir la pension alimentaire, pour qu’ils n’aient plus à courir après le paiement.
L’objectif est que les pensions alimentaires basculent progressivement dans un système de prélèvement/versement automatiques par le SECAL en cas de titre exécutoire. Nous éliminons la condition d’accès de défaut de paiement, pour faire du SECAL le système par défaut. Cela rend les paiements plus réguliers, évite les défauts de paiement et facilite le recouvrement. Pour les nouveaux utilisateurs, un opt-out sera prévu en cas d’accord commun entre les parents. Le plafond des avances, inchangé depuis dix ans, sera progressivement relevé afin de mieux correspondre aux montants des pensions alimentaires et donc aux besoins des familles.
- Personnes en situation de handicap :
Plusieurs mesures sont prises :
- Augmentation de l’Allocation de Remplacement de Revenu (ARR) de 2% ;
- Renforcement de l’accessibilité de nos bâtiments publics ;
- Création d’un centre d’expertise en matière d’aménagements raisonnables pour les membres du personnel en situation de handicap dans l’administration ;
- Nous facilitons aussi l’accès au marché du travail pour les personnes en situation de handicap en rendant plus prévisible et plus flexible le cumul de l’allocation de remplacement de revenu (ARR) et d’un revenu professionnel. Actuellement, certaines personnes qui commencent à travailler, avec les frais que cela implique, se retrouvent au final avec moins d’argent en poche, en raison de la perte de leur allocation d’intégration qui compense les frais liés à leur handicap. Travailler plus d’heures doit conduire toujours à un revenu net plus élevé.) Un accompagnement supplémentaire sera également assuré pendant la recherche d’emploi.
Les aidants-proches jouent un rôle crucial dans notre société mais ils ne sont pas assez reconnus. Nous renforcerons leur statut et leurs droits, notamment en permettant de prendre plus facilement congé et en rehaussant l’indemnité qui y est associée.
- Personnes bénéficiant d’un revenu d’intégration sociale :
Nous veillerons à ce que les personnes qui perçoivent le revenu d’intégration sociale aient la possibilité de combiner leur allocation avec une rémunération ALE dans les mêmes conditions que celles qui s’appliquent dans le régime du chômage.
Les personnes fortement endettées sont souvent susceptibles de souffrir d’isolement social et risquent de perdre le contact avec la société. Nous prenons des mesures destinées à leur redonner des perspectives, telles que la réduction à cinq ans de la durée du règlement collectif de dettes. Nous nous attaquons aussi à « l’industrie de la dette » par des campagnes de sensibilisation.
Crédit familial (+50 millions / an à l’horizon 2029)
Le crédit familial sera introduit progressivement et permettra d’harmoniser les différents régimes de congé. Dans un premier temps, une semaine supplémentaire de repos de maternité/de congé de naissance, à prendre au choix par l’un des deux partenaires indépendamment de leur statut professionnel, sera instaurée et ce, pour chaque enfant.