Plan d’action pour une alimentation saine et durable
Depuis plusieurs années, la Wallonie structure progressivement la transition de son système alimentaire vers davantage de durabilité.
Adoptée en novembre 2018 par le Gouvernement wallon, la stratégie « Manger Demain » constitue le cadre de référence de l’action publique wallonne en matière d’alimentation durable.
Son référentiel « Vers un système alimentaire durable en Wallonie » développe une vision systémique, allant de la production à la consommation et intégrant les dimensions économiques, sociales, sanitaires et environnementales. Il poursuit six objectifs complémentaires :
- garantir l’accès à une alimentation durable et sa disponibilité,
- améliorer la santé et le bien-être,
- renforcer la prospérité socio-économique,
- préserver l’environnement,
- développer les connaissances et les compétences,
- mettre en place une gouvernance efficace, cohérente et participative.
Dans le prolongement de cette stratégie et du plan « Food Wallonia 2022-2025 », le Gouvernement wallon a décidé, en 2025, de lancer les travaux visant à traduire ces ambitions en feuilles de route opérationnelles.
Cette démarche ne part pas d’une page blanche. Elle s’appuie sur la stratégie Manger Demain, sur les réalisations de Food Wallonia et sur les nombreuses initiatives déjà déployées en Wallonie.
Le choix de structurer ces travaux autour de plusieurs feuilles de route répond à une double ambition : mieux articuler les actions existantes et concentrer les efforts sur quelques leviers structurants, afin de consolider et de diffuser les solutions qui produisent des résultats concrets.
Le Plan d’action a ainsi vocation à mettre en cohérence les enjeux de santé, , d’accessibilité sociale à une alimentation de qualité, de préservation des ressources et de soutien à l’approvisionnement local. Il reposera sur une action publique transversale, coordonnée et évaluée, en valorisant les acquis existants tout en permettant à la Wallonie d’aller plus loin dans la transition vers un système alimentaire sain, durable et accessible à toutes et tous.
Aujourd’hui, ce sont 10 millions d’euros qui ont été investis par la Wallonie en faveur d’une alimentation plus saine et durable : 6 millions d’euros à travers les Projets alimentaires territoriaux (PAT) et 4 millions d’euros consacrés à la restauration collective, à travers le Green Deal Cantines Durables et le « Coup de pouce du local dans l’assiette ». Un investissement qui permet d’agir à la fois sur les territoires et très concrètement dans les assiettes.
1.Notre méthode en quatre principes conducteurs
- Partir de l’existant : capitaliser sur Manger Demain, Food Wallonia et les initiatives déjà actives.
- Mieux coordonner : relier les politiques de santé, d’accessibilité, d’environnement, de gaspillage et de développement territorial.
- Agir au plus près des réalités : donner aux territoires un cadre commun, tout en leur laissant la souplesse nécessaire pour expérimenter.
- Evaluer et diffuser : mesurer les résultats, partager les apprentissages et étendre les solutions qui fonctionnent.
2. Au total, sept feuilles de route pour agir
Parce que les enjeux alimentaires sont interdépendants. La santé dépend aussi de l’accessibilité économique des aliments, la lutte contre le gaspillage doit tenir compte de la qualité des produits redistribués, et la restauration collective peut agir à la fois sur les habitudes alimentaires, la cohésion sociale et la transition environnementale.
Les feuilles de route permettent d’articuler ces enjeux, de clarifier les responsabilités et de faire travailler les acteurs autour d’objectifs partagés :
- Restauration collective
- Pertes et gaspillages alimentaires
- Droit à l’alimentation et justice alimentaire
- Réseau d’animation territoriale
Ces feuilles de route s’inscrivent dans un cadre global élaboré avec les administrations et les compétences ministérielles concernées, afin de garantir la cohérence de l’action sur l’ensemble du système alimentaire.
Le ministre Yves Coppieters pilote les feuilles de route consacrées à la restauration collective, aux pertes et gaspillages alimentaires, au droit à l’alimentation et à la justice alimentaire, ainsi qu’au réseau d’animation territoriale.
Il copilote avec la ministre Anne-Catherine Dalcq la feuille de route relative “grande distribution et industrie agroalimentaire” et est associé à celle sur les infrastructures et circuits courts. Ce qui montent bel et bien le plan à sept feuilles de route.
La cohérence du Plan repose aussi sur la mise en commun des expertises publiques. Coordonnés par la Direction du Développement durable, les travaux associent les administrations compétentes en matière de santé, d’accessibilité sociale, de lutte contre le gaspillage alimentaire et d’économie sociale. L’AVIQ, le SPW Intérieur et Action sociale, le SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement et le SPW Économie, Emploi, Recherche contribuent ainsi chacun dans leur domaine à une vision partagée. Cette méthode permet de relier les politiques plutôt que de les juxtaposer et d’apporter des réponses plus complètes aux réalités vécues par les citoyens et les territoires.