La Belgique se dote enfin d’un Plan d’action interfédéral contre le racisme

Vingt-cinq ans après la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, la Belgique concrétise enfin son engagement. Le gouvernement fédéral, les régions et les communautés lancent aujourd’hui officiellement le Plan d’action interfédéral contre le racisme. Pour la première fois, toutes les autorités unissent leurs forces dans une approche commune et coordonnée. Notre ministre wallon et en Fédération Wallonie-Bruxelles de l’Égalité des chances, Yves Coppieters, salue un moment historique.

Bien que la Belgique dispose déjà de nombreuses initiatives de lutte contre la discrimination, leur éparpillement entre les différents niveaux de pouvoir n’était pas toujours lisible pour le citoyen. En effet, celui-ci perçoit la discrimination comme un tout, qui s’étend souvent sur plusieurs domaines de vie à la fois. Le Cadre interfédéral pour les plans d’action contre les discriminations (CIPAD), approuvé le 17 décembre 2025 par la sous-Conférence interministérielle, apporte du changement en mettant sur pied une méthodologie et une structure partagées. En mai 2026, cette méthodologie avait déjà été transposée pour la première fois en un plan d’action collectif LGBTQI+. C’est dans ce même cadre que s’inscrit le plan lancé aujourd’hui.

Un engagement pris il y a 25 ans, enfin concrétisé

Vingt-cinq ans après la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, notre pays concrétise son engagement d’élaborer un plan d’action national contre le racisme. Au fil des ans, des plans d’action et des initiatives ont certes vu le jour à l’échelon régional, mais au travers de ce plan, toutes les autorités unissent leurs forces pour la première fois afin de lutter contre le racisme, dans le cadre de leurs compétences respectives, mais de manière coordonnée.

Le Plan d’action interfédéral contre le racisme comporte un volet interfédéral définissant des objectifs communs et quatre mesures transversales, auquel s’ajoutent des contributions des différentes autorités. Étant donné que la mise en œuvre des mesures suit son propre calendrier au sein des différents niveaux politiques, le cadre prévoit un afflux échelonné de contributions. Le plan peut ainsi évoluer au travers de nouvelles initiatives politiques et reste un outil dynamique qui renforce le partenariat entre les autorités.

Une présidence qui passe à la Flandre

Ce plan d’action est le fruit d’une collaboration soutenue entre l’autorité fédérale, les communautés et les régions au sein de la Conférence interministérielle Égalité des chances. À l’occasion de ce lancement, le ministre fédéral de l’Égalité des chances, Rob Beenders, cède la présidence de cette conférence à la Flandre. Ce transfert garantit la continuité de la collaboration interfédérale et confirme l’engagement de toutes les autorités à faire de la lutte contre la discrimination une priorité commune.

Un engagement collectif traduit en actes

Le cadre interfédéral n’impose pas de choix de fond venus d’en haut, mais crée les leviers nécessaires. La lutte contre la discrimination est une ambition partagée qui se traduit aujourd’hui officiellement en une collaboration concrète.

Notre ministre wallon et en Fédération Wallonie-Bruxelles de l’Égalité des chances, Yves Coppieters, conclut : « Vingt-cinq ans après la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, le lancement du premier Plan d’action interfédéral contre le racisme constitue un symbole particulièrement fort. Il traduit enfin en actes un engagement pris il y a un quart de siècle : unir les forces de tous les niveaux de pouvoir pour faire de la lutte contre le racisme une priorité commune, concrète et durable. »