Agir aujourd’hui pour préserver demain
La Fédération Wallonie-Bruxelles ne peut plus ignorer la réalité de ses finances. Son déficit se creuse depuis des années et, sans action résolue, ce sont ses missions fondamentales qui seraient progressivement menacées. Le gouvernement s’est donc fixé un cap : stabiliser ce déficit à 1,2 milliard d’euros d’ici 2029, pour amorcer ensuite un retour progressif vers l’équilibre.
La contrainte est structurelle. La Fédération ne dispose pas de recettes fiscales propres et ne peut donc pas lever de nouveaux impôts pour compenser ses dépenses. Dans ce contexte, chaque choix doit être pesé et chaque euro justifié.
C’est dans cet esprit que le gouvernement, sous la conduite de notre ministre-présidente Elisabeth Degryse, a engagé dès l’été des travaux budgétaires rigoureux, appuyés par un comité d’experts indépendants chargés d’objectiver la situation. Les mesures qui en découlent ont été choisies pour leur équité et parce qu’elles font sens. Tous les secteurs ont été mis à contribution, sans exception.
Si nous n’agissons pas maintenant, ce sont 600 millions d’euros qui partiront chaque année en remboursement d’intérêts de la dette d’ici 2029, contre 350 millions aujourd’hui. Stabiliser le déficit, c’est précisément éviter ce scénario et réorienter cet argent vers ce qui compte vraiment : nos écoles, nos enseignants, nos étudiants.
Ce chemin, nous ne voulons pas le faire seuls. Depuis le début, nous avons choisi la transparence sur la situation réelle de nos finances publiques, la concertation plutôt que l’imposition, le dialogue plutôt que le rapport de force. Les syndicats et les fédérations de pouvoirs organisateurs ont été associés à chaque étape et leurs voix ont changé des choses concrètes.
Une seule boussole a guidé chaque décision : préserver ce qui constitue le cœur de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Former, ouvrir à l’altérité, soutenir les plus fragiles, garantir l’équité pour tous sont des missions que notre Mouvement n’est pas prêts à sacrifier.