Ouvrir le débat sur l’avenir de notre industrie avec ceux qui la font vivre : Les Engagés lancent une grande phase de consultations

Après avoir consacré notre grande Convention annuelle au tournant industriel, Les Engagés franchissent ce vendredi une nouvelle étape de leur processus participatif en lançant une série de consultations avec celles et ceux qui font vivre l’économie réelle : entrepreneurs, travailleurs, chercheurs, acteurs de la formation, des territoires et de la société civile. Objectif : partir de leur expérience pour construire ensemble une vision industrielle de long terme pour la Wallonie, Bruxelles et la Belgique.

La crise du Covid, la crise énergétique et les tensions géopolitiques ont rappelé une évidence : sans capacités de production suffisantes sur notre sol, nous devenons dépendants du reste du monde pour des biens essentiels, de l’énergie aux médicaments en passant par les technologies.

Mais l’enjeu est aussi économique et social. L’industrie est au cœur de l’économie réelle : autour de chaque site de production gravitent des emplois, des compétences, de la recherche, de la sous-traitance et de la formation. Lorsqu’une activité industrielle disparaît, c’est tout un territoire qui est fragilisé.

Pour Les Engagés, il ne s’agit donc ni de reproduire l’industrie d’hier ni de copier les modèles américain ou chinois. Il faut définir le modèle industriel que nous voulons pour demain : que produire, où, comment, et avec quelles conditions pour rester compétitifs tout en préservant nos ambitions sociales et environnementales ?

Écouter ceux qui produisent, innovent et travaillent

Pour répondre à ces questions, notre Mouvement fait le choix de partir du terrain. Une série de consultations sociétales sont organisées dès ce vendredi 25 septembre avec celles et ceux qui font concrètement vivre l’économie réelle, afin de confronter les constats politiques à leurs expériences et d’identifier les freins mais aussi les leviers permettant de produire davantage et mieux en Belgique et en Europe.

Entrepreneurs, travailleurs, chercheurs, acteurs de la formation et des territoires seront notamment amenés à travailler sur les grands facteurs qui détermineront notre capacité industrielle demain : compétences, intelligence artificielle et innovation, énergie, fiscalité, recherche, aménagement du territoire, environnement, simplification et cadres réglementaires.

« Ceux qui entreprennent, produisent, innovent, forment et travaillent ont une expérience et une connaissance précieuses de notre économie. Nous voulons partir de leur réalité pour construire ensemble une stratégie industrielle ambitieuse et tournée vers l’avenir. Notre objectif est clair : renforcer notre capacité à produire, créer les emplois de demain et assurer durablement notre prospérité et notre autonomie », souligne Yvan Verougstraete, président des Engagés et député européen.

Une démarche participative entamée dès 2025

Cette nouvelle étape s’inscrit dans un travail engagé depuis plus d’un an. Au printemps 2025, dans le cadre du processus participatif « Vos idées en Mouvement », la désindustrialisation avait émergé comme une préoccupation importante des adhérents des Engagés. La réflexion avait notamment porté sur une question : comment réindustrialiser nos territoires tout en atteignant la neutralité carbone en 2050 ?

Ce travail citoyen a débouché début 2026 sur neuf recommandations, dont la première appelait à définir une stratégie industrielle pour la Wallonie et Bruxelles à l’horizon 2050. Le Département politique des Engagés a ensuite approfondi ces recommandations à travers une analyse transdisciplinaire des causes du déclin industriel et des transformations économiques, technologiques, démographiques et géopolitiques en cours.

Avec ces consultations, Les Engagés ouvrent désormais cette réflexion au-delà du Mouvement et à l’ensemble de la société. Les rencontres s’étaleront au cours du second semestre 2026 avec l’objectif d’aboutir à une vision co-construite permettant d’accélérer le redéploiement industriel wallon et bruxellois.