Un New Energy Deal : notre appel trouve un écho en Europe

Récemment, notre président et député européen, Yvan Verougstraete, ainsi que notre ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke, appelaient l’Union européenne à activer la clause de sauvegarde budgétaire afin de permettre un choc d’investissement massif dans la souveraineté énergétique européenne. 

Aujourd’hui, le gouvernement italien demande à son tour à la Commission européenne de reconnaître que la sécurité énergétique constitue une priorité stratégique européenne et que la flexibilité budgétaire accordée à la défense puisse également être mobilisée pour répondre à l’urgence énergétique. Cette convergence confirme que la proposition de notre Mouvement s’impose progressivement au cœur du débat européen.

L’Europe doit investir dans sa sécurité énergétique comme elle investit dans sa défense

« La prise de position du gouvernement italien appelant à traiter la sécurité énergétique avec la même urgence que la défense confirme une évolution majeure du débat européen. Elle rejoint une analyse que Les Engagés portent depuis plusieurs semaines avec la proposition d’un “New Energy Deal” européen », annonce notre député européen.

« L’énergie n’est plus seulement une question climatique ou économique. Elle est devenue un enjeu stratégique majeur pour l’Union européenne. La hausse des coûts de l’énergie fragilise les ménages, les entreprises et la compétitivité industrielle. Elle impose une réponse européenne rapide, cohérente et ambitieuse »

« Chaque année, l’Union européenne dépense des sommes colossales pour importer des énergies fossiles. En 2025, cette facture a atteint 340 milliards d’euros. C’est autant d’argent qui quitte notre économie et alimente notre vulnérabilité. Nous sommes en train de financer notre propre affaiblissement ».

« Refuser d’investir aujourd’hui, c’est accepter de payer durablement le prix de notre dépendance », avance-t-il. Pour Les Engagés, la sécurité énergétique doit désormais être considérée avec la même logique stratégique que la défense.

Notre proposition contient cependant deux différences essentielles à la demande italienne

« D’une part, nous défendons l’activation de cette flexibilité uniquement pour des investissements structurels dans la transition énergétique. D’autre part nous pensons que ces moyens doivent être orientés vers un mécanisme capable de mobiliser également des capitaux privés », nuance notre président.

Investir aujourd’hui pour reprendre le contrôle demain

« Nous défendons l’idée d’un investissement exceptionnel pour accélérer la transition et réduire durablement la dépendance européenne aux énergies fossiles importées », martèle notre président. Cela suppose donc des investissements massifs dans les capacités de production, les réseaux, le stockage, l’isolation des bâtiments et l’électrification de l’économie, en renouvelables comme en nucléaire.

« Pour la Défense, nous avons su créer des mécanismes communs afin de répondre à des crises majeures. L’énergie est aujourd’hui un enjeu du même ordre. C’est une question de sécurité, de puissance et de résilience ». 

Nous devons dès lors renforcer la souveraineté énergétique européenne, stabiliser durablement les prix de l’énergie et recréer les conditions d’une croissance industrielle forte.
« Pendant trop longtemps, l’Europe a considéré ces investissements comme des coûts. Ils sont en réalité une condition de notre prospérité future ».

Pour y parvenir, « l’Union européenne doit pouvoir mobiliser des moyens à la hauteur du défi, en utilisant pleinement les marges de flexibilité budgétaire existantes et en les orientant vers les investissements stratégiques de transition ».

Un New Energy Deal comme levier de croissance et de souveraineté

Ce New Energy Deal est non seulement un outil indispensable pour notre souveraineté, mais aussi un projet de relance économique majeur.

« L’Europe s’éteint lentement. Notre croissance ralentit, notre activité s’érode, nos recettes diminuent. À force de vouloir uniquement réduire les coûts, on oublie l’essentiel : recréer de l’activité », alerte notre eurodéputé.

« Investir dans nos infrastructures énergétiques, c’est relancer immédiatement l’économie, soutenir l’emploi, renforcer nos chaînes de valeur et recréer du chiffre d’affaires sur notre territoire ».

Une dette utile pour financer notre souveraineté

Nous assumons une approche pragmatique du financement.

« Ce que nous proposons, c’est de la dette utile. Pas une dette de fonctionnement, mais une dette d’investissement destinée à financer des infrastructures stratégiques qui renforceront durablement notre économie. Ces investissements réduiront le coût abyssal des importations d’énergies fossiles. Chaque euro investi pour réduire notre dépendance est un euro qui, demain, ne quittera plus l’Europe. Qui plus est, contrairement à d’autres dépenses exceptionnelles, ces investissements font tourner l’économie, créent des emplois et soutiennent directement notre activité ».

« Autrement dit, dans un second temps, ils se financeront en grande partie eux-mêmes, et ce sans faire payer les citoyens ».

« Soit nous continuons à subir et à payer le prix de notre dépendance, soit nous investissons pour reprendre le contrôle. L’Europe doit maintenant passer d’une logique de gestion de crise à une logique de souveraineté », conclut notre président et eurodéputé.