En Belgique, plus d’un million de personnes soutiennent quotidiennement un proche en situation de maladie, de handicap ou de perte d’autonomie.
Cet engagement, souvent exercé dans l’ombre, est indispensable au maintien à domicile, à la cohésion sociale et à l’équilibre de notre système de soins. Sans les aidants-proches, une partie de notre modèle social ne tiendrait tout simplement pas. Le gouvernement fédéral vient de leur envoyer un signal fort : à partir du 1er juillet 2026, le congé pour aidants-proches reconnus est à la fois allongé et rendu plus flexible.
Concrètement, le droit au congé est doublé : de 3 mois, il passe à 6 mois de suspension complète de l’activité professionnelle. Une avancée significative pour celles et ceux qui doivent parfois mettre leur vie professionnelle entre parenthèses pour accompagner un proche dans les moments les plus difficiles.
Mais ce n’est pas tout. Le nouveau régime introduit une flexibilité bienvenue dans la prise de ce congé. Il pourra désormais être fractionné par périodes d’une semaine ou d’un mois, et non plus uniquement en bloc. Mieux encore, il sera possible de changer de forme en cours de route : commencer par un mois de suspension complète, puis basculer vers une réduction de carrière de moitié, selon l’évolution des besoins du proche aidé.
Une souplesse qui correspond enfin à la réalité vécue sur le terrain, où les situations évoluent et où les besoins ne sont jamais linéaires.
Enfin, un régime transitoire est prévu pour les aidants-proches reconnus qui ont déjà entamé ce congé avant le 1er juillet 2026 : leurs droits acquis sont préservés.
Les Engagés se réjouissent de cette avancée concrète pour plus d’un million de belges qui soutiennent quotidiennement un proche dans l’ombre et restent pleinement mobilisés pour continuer à renforcer les droits des aidants-proches dans les mois qui viennent.