Brussels All.In : une feuille de route ambitieuse pour redresser l’économie bruxelloise

Bruxelles génère 17,3 % de la richesse belge mais décroche depuis plusieurs années face au reste du pays. Quatre mois après sa prise de fonction, notre ministre bruxellois de l’Économie et de l’Emploi, Laurent Hublet, dévoile sa réponse : Brussels All.In, une feuille de route structurée autour de cinq priorités opérationnelles pour redresser l’économie bruxelloise et remettre les Bruxelloises et les Bruxellois au cœur de la prospérité régionale.

“Durant mes cent premiers jours, j’ai rencontré des milliers d’entrepreneurs, d’ouvriers, d’indépendants, d’employés et de fonctionnaires. Avec mes équipes, nous avons écouté leurs projets, leurs défis, ce qui les fait avancer et ce qui les freine. Brussels All.In est le reflet direct de tout ce que nous avons entendu, déclare notre ministre bruxellois de l’Économie et de l’Emploi.

Bruxelles en tant que moteur économique mais en décrochage

Bruxelles est le moteur économique du pays, générant 17,3 % de la richesse belge pour seulement 10,7 % de la population, avec un PIB de 103 milliards d’euros et plus de 720.000 emplois intérieurs. La Région concentre également un écosystème d’innovation exceptionnel, avec 2,53 milliards d’euros de dépenses en Recherche et Développement.

Pourtant, Bruxelles connaît depuis plusieurs années une croissance plus faible que le reste du pays. Entre 2003 et 2023, son PIB n’a augmenté en moyenne que de 0,9 % par an, contre 1,6 % en Wallonie et 2 % en Flandre. La Région affiche également l’un des taux d’emploi les plus bas des capitales européennes : 63,9 % pour les 20-64 ans en 2025. Autrement dit, la richesse continue de croître autour de Bruxelles, tandis qu’elle stagne en son cœur.

4 domaines économiques prioritaires

Pour répondre à ce décrochage, Brussels All.In identifie quatre domaines économiques prioritaires : l’économie de la souveraineté, la santé, la manufacture urbaine, et l’économie récréative et culturelle.

Ces secteurs s’appuient sur un écosystème unique en Europe, où institutions publiques, grandes entreprises, PME, indépendants, acteurs académiques et économie sociale interagissent étroitement.

La feuille de route repose également sur une logique territoriale forte, mobilisant les grands sites industriels et logistiques du Port de Bruxelles, de l’ancien site Audi, de Solvay à Neder ou de Schaerbeek Formation. Elle intègre des principes transversaux essentiels : l’inclusion, la transition climatique, la numérisation et l’intelligence artificielle.

Une feuille de route avec des ambitions pour Bruxelles

“Il s’agit d’une feuille de route, avec un cap et des priorités, que nous avons voulus les plus clairs possibles”, affirme notre ministre.

Brussels All.In s’appuie sur la Déclaration Politique Régionale et sur plusieurs notes déjà déposées au Gouvernement. Elle est structurée autour de cinq priorités opérationnelles conçues pour transformer l’économie bruxelloise d’ici 2029, tout en posant les bases d’une ambition durable à plus long terme:

  1. Faire de la Gare du Midi une porte d’entrée internationale exemplaire, avec la rénovation du cœur de gare et la valorisation des réserves foncières pour créer un quartier mixte, productif et attractif. À terme, plusieurs milliers d’emplois doivent y être créés.
  2. Activer le Pacte de Compétitivité avec le gouvernement fédéral, permettant une exonération pouvant atteindre 25 % du précompte professionnel pour les nouveaux emplois créés à Bruxelles.
  3. Mettre en place des Zones d’Accélération Économique pour réindustrialiser la Région, attirer de nouveaux investissements et réaffecter les friches industrielles. Le site d’Audi sera un projet pilote, et le Port de Bruxelles deviendra un pilier de la souveraineté économique régionale.
  4. Donner de l’oxygène aux PME : simplifier leur quotidien, renforcer les outils financiers, faciliter la transmission d’entreprises, créer des Business Improvement Districts et rendre la fiscalité plus lisible.
  5. Redéployer l’économie de l’innovation. Alors que la part bruxelloise dans le financement des start-ups tech est passée de 38 % en 2023 à 8 % en 2025, cette priorité entend reconstruire un écosystème entrepreneurial dynamique en développant des pôles thématiques, en soutenant l’IA de confiance et en créant une Brussels European Commercial Court.

All In pour Bruxelles : une audace assumée

Brussels All.In n’est pas un aboutissement, mais un point de départ. Sa mise en œuvre reposera sur la mobilisation du gouvernement bruxellois, des administrations, des partenaires sociaux, ainsi que d’une pleine collaboration avec le Fédéral et les autres Régions.

Notre ministre de l’Économie et de l’Emploi, Laurent Hublet, conclut : « Cette feuille de route est portée par une énergie collective forte et par la volonté de redonner à Bruxelles la fierté, la prospérité et l’élan qu’elle mérite. Les 100 jours écoulés ont permis de définir le cap ; les 1.000 jours à venir seront consacrés à la mise en œuvre concrète des transformations attendues par les Bruxelloises et les Bruxellois. L’objectif : avancer ensemble, à fond, la tête haute, pour une Région plus forte, plus inclusive et plus prospère. »