Face à l’ampleur des défis budgétaires auxquels notre pays est confronté, nous, Les Engagés, estimons que l’effort est nécessaire mais qu’il doit être partagé de manière juste et équilibrée.
« Nous devons faire des efforts pour remettre la Belgique sur les rails. Ne pas le faire reviendrait à reporter sur nos enfants le poids de notre lâcheté. Mais, pour être acceptables et acceptés, ces efforts doivent être correctement répartis », défend notre président Yvan Verougstraete.
C’est pour cela que nous nous sommes battus lors du premier train d’économie de 32 milliards d’euros pour que, outre une diminution drastique des dépenses de l’état, les épaules les plus larges fassent aussi leur part.
Dans le cadre du nouvel effort de 7 à 10 milliards d’euros supplémentaires à trouver pour garantir la soutenabilité de nos finances et préserver notre modèle social, notre Mouvement veut éviter qu’une part trop importante repose sur le travail et les classes moyennes.
C’est pour cela que nous défendons que les plus hauts patrimoines financiers participent à l’effort.
« Alors que les dépenses publiques sont réduites et que des efforts sont demandés à tous, il est normal que les patrimoines financiers les plus importants participent eux aussi à l’effort collectif », souligne notre président.
Notre Mouvement propose dès lors la mise en place d’une contribution annuelle visant les 5 % des patrimoines financiers les plus élevés. Cette mesure exclut les patrimoines immobiliers et elle ne vise pas les premiers 500.000 euros de patrimoine financier, afin de protéger les classes moyennes et l’épargne de précaution.
Au-delà de 500.000 euros de capital financier (hors appartement ou maison), un taux progressif s’applique sur les différentes tranches de capital détenu :
- Entre 0 et 500.000 EUR : 0%
- Entre 500.000 euros et 1 million d’euros : 0,15 %.
- Entre 1 et 2 millions d’euros : 0,30 %.
- Entre 2 et 3 millions d’euros : 0,45 %.
- Et au-delà de 3 millions d’euros : 0,60 %.
Cette contribution est progressive : plus le patrimoine financier est élevé, plus la participation demandée est importante. Elle concernerait l’ensemble des instruments financiers afin de garantir l’équité du dispositif et d’éviter les stratégies de contournement. La taxe sur les comptes titres est par ailleurs déduite pour éviter une double taxation.
Concrètement, une personne qui aurait un patrimoine financier de 700.000 EUR (pour rappel : le patrimoine immobilier est exclu) payerait une contribution annuelle de 300 EUR et une personne qui dispose de 1 million d’avoirs financiers payerait 750 EUR.
A titre de comparaison, on peut estimer que ce capital, géré en bon père de famille, pourrait rapporter 3 à 5% par an à l’heure actuelle. Si l’on considère un rendement de 4%, les personnes disposant d’un capital de 700.000 EUR et de 1 million auraient respectivement bénéficié d’un revenu financier de 28.000 EUR et de 40.000 EUR.
Selon les premières estimations, cette mesure pourrait rapporter entre 1 et 2 milliards d’euros par an. Son rendement précis devra être objectivé par le SPF Finances.
Pour Les Engagés, cette proposition s’inscrit dans une vision de responsabilité et de justice.
« Nous protégeons les classes moyennes, nous protégeons l’épargne de précaution, mais nous demandons une contribution raisonnable aux patrimoines financiers les plus élevés. Dans une période où chacun est appelé à faire un effort, personne ne peut être dispensé de participer », résume Yvan Verougstraete.
Notre Mouvement envisage, par ailleurs, différents mécanismes à mettre en œuvre pour éviter la fuite des capitaux, comme, par exemple, la mise en place d’une « exit-tax ».