Cantines wallonnes : cap sur le local, le sain et le durable

C’est une avancée concrète pour la santé publique ! Le Gouvernement wallon vient de valider la feuille de route « Restauration collective », soutenue par notre ministre de la Santé et de l’Environnement, Yves Coppieters. Plus de 560 cantines pourront désormais servir des repas plus sains, plus locaux et plus durables, sans alourdir la facture pour les usagers.

Dans le prolongement de la stratégie wallonne « Manger demain » et des travaux en cours d’élaboration du futur plan d’action en faveur d’une alimentation saine et durable dont une synthèse sera présentée au Gouvernement wallon en juillet 2026, le Gouvernement wallon valide le lancement de la phase 1 de la feuille de route « Restauration collective », visant à pérenniser et renforcer le Green Deal Cantines durables et ses dispositifs associés. Cette décision vise à faire de la restauration collective un levier majeur de transition au service de la santé, de l’environnement, de la cohésion sociale et du développement économique local.

Un élan à ne pas laisser retomber

Déjà aujourd’hui, plus de 560 acteurs sont engagés dans le Green Deal Cantines, représentant des milliers de repas servis chaque jour. La relance et la pérennisation des dispositifs, notamment les coups de pouce, permettent de sécuriser les cantines, les opérateurs et l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement locale. Le dispositif facilite l’introduction de produits locaux, notamment bio, dans les cuisines collectives et permet à de nombreux producteurs d’accéder à un marché longtemps peu accessible.

Cette phase vise également à élargir le nombre de cantines engagées, à mieux toucher les publics les plus vulnérables et à renforcer l’ancrage de l’approvisionnement local et durable.

Des soutiens concrets, du producteur à l’assiette

Concrètement, les coups de pouce prennent en charge une partie du coût des denrées : jusqu’à 30 % pour les produits en circuit court et jusqu’à 50 % pour les produits locaux et biologiques, avec un plafond par repas. Ce mécanisme permet de rendre accessibles des produits de qualité sans augmenter le prix pour les usagers, tout en garantissant une rémunération plus juste pour les producteurs.

D’autre part, la Wallonie accompagne les cantines dans leur transformation concrète. Des aides à l’équipement (jusqu’à 1.500 € par structure) permettent par exemple d’acquérir du matériel facilitant le travail de produits frais, comme des robots de découpe, de la vaisselle réutilisable ou des équipements améliorant l’accès à l’eau.

Les marchés publics alimentaires

Au-delà des soutiens directs aux cantines, la Wallonie entend mobiliser le levier des marchés publics alimentaires. Chaque année, la restauration collective publique représente un volume d’achat considérable. Cette double approche — économique et structurelle — est essentielle pour ancrer durablement la transition sur le terrain.

4 millions d’euros pour ancrer la transition

Pour concrétiser cette ambition, le Gouvernement wallon mobilise une enveloppe globale de 4 millions d’euros sur la période 2026-2027. Cette enveloppe se répartit comme suit : 1,57 million d’euros pour renforcer et pérenniser le Green Deal Cantines durables et 2,43 millions d’euros pour soutenir les dispositifs du « coups de pouce ».

Notre ministre de la Santé et de l’Environnement, Yves Coppieters, résume l’ambition :  « La feuille de route repose sur un principe fondamental : l’alimentation est un déterminant majeur de santé et un levier clé de transition environnementale. En agissant sur l’accessibilité et la qualité des repas servis en particulier vers les enfants — de produits moins transformés, dans le respect de la saisonnalité, suivant des recommandations nutritionnelles —, la Wallonie améliore concrètement l’environnement alimentaire tout en réduisant son impact écologique. Cette approche intégrée s’inscrit pleinement dans une logique One Health ».