Colonies israéliennes : des produits illégaux sur le marché européen, l’Europe doit agir

Une enquête de Global Echo vient de le confirmer : plus de 17 % des cargaisons agricoles israéliennes destinées à l’Europe contiendraient des produits issus des colonies en territoire occupé, dissimulés derrière de fausses déclarations d’origine. Face à ces révélations, notre président et député européen, Yvan Verougstraete, appelle la Commission européenne à agir sans délai : renforcer les contrôles, garantir l’étiquetage et empêcher l’entrée sur le marché européen de produits issus de colonies considérées comme illégales au regard du droit international.

Un système organisé, pas des irrégularités isolées

« Pendant des années, on nous a expliqué que les produits issus des colonies représentaient une part marginale des exportations israéliennes vers l’Europe. La nouvelle enquête de Global Echo démontre exactement l’inverse : nous sommes face à un système organisé qui permet à des produits issus des colonies illégales d’entrer sur le marché européen comme s’ils provenaient d’Israël », explique notre président et député européen.

Selon le rapport Importing Occupation, plus de 17 % des cargaisons agricoles israéliennes destinées à l’Europe contenaient des produits provenant des colonies israéliennes en territoire occupé. Le rapport décrit également plusieurs mécanismes permettant de masquer l’origine réelle de ces marchandises et de contourner les règles européennes en matière d’étiquetage et de commerce.

« Si ces conclusions sont confirmées, nous ne sommes plus face à quelques irrégularités isolées. Nous sommes face à un système qui permet à des produits issus de colonies considérées comme illégales au regard du droit international d’accéder au marché européen dans des conditions trompeuses pour les consommateurs ».

Un triple problème

Pour notre député européen, cette situation pose un triple problème :

« C’est d’abord un problème de droit international. Les colonies israéliennes sont illégales et l’Union européenne le reconnaît elle-même depuis des années », affirme notre eurodéputé.

« C’est ensuite un problème de protection des consommateurs. Les citoyens européens ont le droit de savoir d’où viennent les produits qu’ils achètent. Si l’origine réelle est dissimulée ou rendue ambiguë, la confiance est rompue. »

« Enfin, c’est un problème de crédibilité politique. L’Europe ne peut pas condamner l’expansion des colonies d’un côté et continuer à importer les produits qui en sont issus de l’autre. »

Notre député européen rappelle que plusieurs États membres ont déjà plaidé en faveur d’une interdiction européenne du commerce avec les colonies israéliennes.

« La Commission européenne ne peut plus se réfugier derrière des difficultés administratives ou techniques. Les éléments réunis par cette enquête imposent une réponse politique », martèle-t-il.

Des demandes concrètes à la Commission européenne

Notre eurodéputé demande à la Commission européenne :

  • d’évaluer sans délai les conclusions du rapport
  • de renforcer les contrôles sur l’origine des produits importés
  • de garantir l’application effective des règles européennes de différenciation
  • de présenter des mesures permettant d’empêcher l’entrée sur le marché européen de produits issus des colonies israéliennes.

« Les colonies sont illégales. Leurs produits ne devraient pas se retrouver dans les rayons européens. L’Europe doit mettre ses actes en conformité avec ses principes », conclut-il.