Le Parlement européen vient d’approuver la taxe carbone aux frontières.
Un premier pas important pour lutter contre l’importation des émissions carbones produites dans les pays tiers et pour protéger nos entreprises de la concurrence déloyale.
Un premier pas important pour lutter contre l’importation des émissions carbones produites dans les pays tiers et pour protéger nos entreprises de la concurrence déloyale.
C’est le symbole d’un changement de paradigme face à un néolibéralisme débridé. 4 enjeux majeurs :
Le texte adopté prévoit l’inclusion des secteurs du ciment, de l’acier, des engrais, de l’aluminium, de l’électricité, de l’hydrogène (soit, des secteurs représentant 60% des industries UE) qui se verront imposer un prix du carbone lors de leur entrée en Europe.
C’est là une avancée que nous attendions depuis longtemps et qui va permettre de faire plus pour le climat tout en assurant une concurrence équitable pour les entreprises et les emplois en Europe.
Il nous semble aussi essentiel de l’élargir à d’autres secteurs comme les produits chimiques / polymères mais aussi aux produits agricoles. Il serait inadmissible que les produits alimentaires importés en provenance de pays n’ayant pas les mêmes préoccupations puissent envahir le marché à leur détriment. Il en va de notre sécurité alimentaire et de la vie de nos zones rurales où le secteur agricole est structurant.
Utilisons le même type de mécanisme pour protéger aussi les normes sanitaires et sociales qui nous sont chères. Refusons par exemple l’import de produits venant de pays où l’utilisation de pesticides interdits chez nous est admise.
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