Depuis 2017, l’European Disability Card est disponible en Belgique dans le cadre d’un projet pilote mené avec huit autres États membres. Jusqu’ici, sa reconnaissance reposait sur la coopération entre ces huit pays et son utilisation était principalement liée au sport, à la culture et aux loisirs. Le nouveau cadre européen prévoit désormais l’introduction de la carte dans chaque État membre et sa reconnaissance mutuelle dans toute l’Union européenne. La carte devient ainsi un instrument européen de reconnaissance du statut de handicap lors des déplacements. Elle n’harmonise toutefois pas la définition du handicap : chaque État membre reste compétent pour déterminer les conditions d’évaluation, de reconnaissance du statut de handicap et d’octroi de l’EDC.
Un éventail de services élargi
Outre la reconnaissance des cartes délivrées par les États membres lors des déplacements, l’EDC couvrira un éventail plus large de services, notamment les transports, les activités et les installations, y compris lorsqu’elles sont gratuites. Elle garantira également aux titulaires l’accès aux avantages prévus dans le pays visité, dans les mêmes conditions que les personnes en situation de handicap qui y résident. L’accompagnement sera, lui aussi, mieux reconnu, avec la prise en compte des accompagnants, des assistants personnels et des animaux d’assistance.
Une carte physique et numérique, mieux sécurisée
Proposée en formats physique et numérique, la carte intégrera des dispositifs de sécurité renforcés, dont un QR code. Elle pourra aussi être délivrée, sous conditions, aux ressortissants de pays tiers résidant légalement dans un État membre.
Ces évolutions feront de l’European Disability Card un véritable levier européen d’inclusion, de participation sociale et de libre circulation, tout en préservant les compétences nationales en matière de reconnaissance du handicap.
Notre ministre de la Santé, Yves Coppieters, l’affirme : « Cette évolution de l’EDC donne vie à une inclusion européenne uniforme. Avec une carte reconnue partout dans l’Union, plus accessible et mieux sécurisée, nous avançons vers davantage d’autonomie, de mobilité et d’égalité pour les personnes en situation de handicap. »