Accord commercial UE – États-Unis : c’est NON !

L’Europe a-t-elle les moyens d’imposer ses propres conditions dans ses échanges commerciaux, ou doit-elle composer avec un partenaire imprévisible ? C’est la question que pose notre président et député européen, Yvan Verougstraete, à l’approche du vote du Parlement européen sur l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis. Pour lui, le texte est déséquilibré, négocié sous pression, et repose sur des garanties trop fragiles pour protéger réellement les intérêts européens. Sa position est claire : ce sera non ! 

Ce mardi, le Parlement européen se prononcera sur les éléments clés de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis. Pour notre président et député, vice-président de la Commission Industrie du Parlement européen, ce sera non : « Il s’agit d’un accord déséquilibré, négocié dans un contexte de fortes pressions. Je ne peux pas soutenir un texte qui place l’Europe en position de faiblesse », martèle notre député européen.

La stabilité ne peut pas reposer sur des promesses fragiles

Certains avancent qu’il faut signer pour instaurer de la stabilité. Mais accepter un accord déséquilibré pour éviter le conflit ne crée pas de stabilité durable, surtout face à un partenaire dont les positions changent fréquemment. Le contexte commercial international reste marqué par une grande imprévisibilité, avec une remise en cause répétée des règles habituelles du commerce et du droit international.

« Jamais depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump n’a respecté un accord… et dépendre totalement de la Commission européenne pour ce qui est de l’activation de la clause de sauvegarde, c’est beaucoup demander… trop même… », avance notre eurodéputé.

Une clause de sauvegarde dont l’activation reste incertaine

Les clauses de sauvegarde prévues dans l’accord ne peuvent être activées que par la Commission européenne. Notre président et député s’interroge sur la solidité de cette garantie, dans un contexte où les rapports de force commerciaux entre les États-Unis et l’Europe ont souvent été déséquilibrés au détriment de cette dernière.

En effet, notre président et eurodéputé le rappelle: « au vu des prises de position politiques et commerciales de madame von der Leyen depuis le début du mandat, on a connu plus sécurisant… En outre, avec Donald Trump, un accord n’est jamais un partenariat, c’est un rapport de domination. Aussi longtemps qu’on refusera de lui résister, il (s’) imposera ». 

Conclusion : ce sera NON !

« On ne construit pas une politique commerciale solide sur des promesses fragiles, a fortiori avec un partenaire imprévisible. Je ne peux pas soutenir un accord qui place l’Europe en position de faiblesse. Pour moi, ce sera non. L’Europe doit redevenir une puissance commerciale qui fixe ses conditions, qui protège ses intérêts, ses normes, et qui ne cède pas à l’instabilité venue d’ailleurs. Elle le doit à ses citoyens », conclut notre président et député.