Près de 7 millions de m² de bâtiments de justice, prisons, administrations, sites classés, monuments historiques… le patrimoine géré par la Régie des Bâtiments est immense, complexe et varié. En fonction des conventions conclues avec les occupants ou les bailleurs, la répartition des responsabilités en matière de maintenance, d’entretien, de réparation, de nettoyage ou de sécurisation varie d’un site à l’autre et n’est pas toujours suffisamment claire. Les interventions nécessitent alors des arbitrages pour déterminer qui décide, qui finance et qui les met en œuvre, ce qui retarde leur réalisation. Ces délais ont souvent des effets négatifs sur les conditions de travail des agents et sur la qualité des services publics.
Une gestion à 360 degrés
À l’issue du processus de transformation, la Régie ne sera plus seulement le bailleur des administrations. Elle deviendra également le point de contact pour de nombreux services qui sont actuellement organisés de manière fragmentée : la maintenance, le nettoyage, l’accueil, la sécurité ou encore l’entretien. Cette réforme doit permettre de réduire les allers-retours entre administrations, de clarifier les responsabilités et de mieux planifier les interventions.
Parallèlement, la nouvelle Agence adoptera une organisation interne plus moderne, articulée autour de quatre grands pôles : les investissements immobiliers, la stratégie immobilière, les fonctions de support ainsi que le facility management.
La nouvelle Agence ne devra pas seulement gérer les bâtiments publics au quotidien, elle devra aussi mieux anticiper les besoins, mieux piloter les investissements, mieux négocier les baux et mieux préparer les bâtiments fédéraux aux défis de demain, notamment la transition énergétique. L’immobilier public devient ainsi un véritable outil stratégique de modernisation de l’État.
La nouvelle organisation sera déployée progressivement afin d’améliorer le fonctionnement de la Régie dès aujourd’hui et préparer, étape par étape, la création de la future Agence fédérale des Bâtiments et des Services facilitaires.
Notre ministre de l’Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, l’affirme : « La transformation de la Régie des Bâtiments est l’un des plus grands chantiers de la modernisation de l’administration fédérale. La qualité et la gestion de nos bâtiments ont un impact direct sur les conditions de travail des agents et l’accueil des citoyens. Cette réforme vise à doter la future Agence fédérale des Bâtiments d’une gouvernance plus claire et efficace, au bénéfice direct des administrations mais aussi des Belges et des entreprises. À l’heure où on demande des efforts importants aux citoyens, il est important que l’État, via ses administrations, se montre exemplaire dans la gestion de son portefeuille immobilier. »
Une réforme qui s’inscrit dans la réorganisation globale de l’administration fédérale
Cette évolution s’inscrit dans la première étape de modernisation de l’administration fédérale approuvée par le Conseil des ministres en décembre 2025, qui prévoyait notamment l’évolution de la Régie des Bâtiments vers une agence fédérale chargée à la fois des bâtiments publics et des services facilitaires. Le déploiement de la nouvelle Agence fédérale des Bâtiments est prévu à partir du 1er janvier 2028.