Le Gouvernement wallon a adopté, en première lecture, un projet d’optimisation des allocations familiales pour les jeunes de 21 à 25 ans. Dans le cadre de l’harmonisation du droit aux allocations familiales pour les jeunes de 18 à 25 ans, ce projet s’inscrit dans la volonté de créer un système plus cohérent et lisible, notamment pour la tranche des 21-25 ans.
Concrètement, ce qui change, c’est qu’après leurs études ou leur formation, les jeunes disposeront désormais d’une période maximale de 12 mois pendant laquelle ils continueront à percevoir leurs allocations familiales. Cette période pourra être suspendue puis réactivée dans certains cas comme la maladie.
Cela signifie qu’un jeune qui termine ses études ne dépendra plus d’un statut administratif pour garder ses droits. Il bénéficiera à certaines conditions de ce “temps de transition”, qu’il choisisse de chercher un emploi, de se former ou de préciser son projet professionnel.
C’est un changement important pour les jeunes : le système devient plus clair et plus simple. Plutôt que de devoir naviguer dans un système complexe, ils savent qu’ils disposent d’un délai précis pour construire la suite de leurs parcours.
Cette période de 12 mois est pensée comme un soutien concret dans un moment clé. Elle permet de sécuriser la transition entre la fin des études et l’entrée dans la vie active, tout en encourageant chacun à avancer dans un projet de formation ou d’emploi.
La réforme vise aussi à être plus juste. Tous les jeunes sont désormais accompagnés de la même manière, avec un dispositif unique qui remplace des règles parfois difficiles à comprendre et qui pouvaient créer des différences selon les statuts.
Adopté en première lecture, ce projet poursuivra son parcours dans les prochaines semaines et pourra encore être affiné, notamment sur base des avis des partenaires concernés. Une période transitoire sera prévue pour permettre aux jeunes qui bénéficient du système actuel de conserver leurs droits, sauf exceptions. Un suivi de la mesure sera réalisé après sa mise en œuvre afin d’évaluer ses effets concrets pour les jeunes et les familles.
Notre ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, s’en réjouit : « Avec ce dispositif, on donne aux jeunes un peu de temps et de sécurité pour construire la suite après leurs études. C’est une manière concrète de les accompagner dans cette étape, en leur laissant l’espace nécessaire pour trouver leur voie, que ce soit vers l’emploi ou vers une formation. »