Prendre soin de soi et des autres

Revalorisons le personnel soignant et assurons un médecin pour chacun en supprimant les quotas INAMI

Nous voulons que chaque citoyen puisse être suivi de manière régulière par un médecin généraliste et avoir accès, dans un délai raisonnable, à un spécialiste lorsque cela est nécessaire pour sa santé et se soigner. Nous souhaitons également renforcer la qualité des soins en augmentant le nombre d’infirmiers grâce à la mise en place d’un plan d’attractivité et de rétention.

129 et 57
Respectivement le nombre de communes wallonnes en situation de pénurie et de pénurie grave de médecins généralistes en 2023.
44%
Pourcentage de médecins belges qui ont 55 ans ou plus, soit + de 20.000 médecins.
1/3
des Bruxellois n’a pas de médecin généraliste.

Ce que nous proposons

Les quotas de numéros INAMI octroyés aux médecins et dentistes formés en Belgique seront supprimés. Le concours à l’entrée des études sera également supprimé. Les mesures de soutien à l’installation de médecins généralistes, spécialistes et de dentistes sur l’ensemble du territoire dans les communes en pénurie seront renforcées. Les communes en pénurie seront, notamment invitées à mettre à disposition une infrastructure où le médecin pourrait exercer sans payer de loyer pendant 5 ans.

Un plan d’attractivité et de rétention d’infirmiers et d’aides-soignants sera mis en œuvre pour encourager de nombreux jeunes à se former à ces professions et soutenir les professionnels en place pour éviter qu’ils quittent la profession. Ce plan comprend une revalorisation financière, l’augmentation des normes d’encadrement, la reconnaissance des spécialisations, une augmentation du personnel de soutien, des aménagements de fin de carrière et la reconnaissance de la pénibilité du métier pour la pension.

L’accès aux psychologues de 1ère ligne sera facilité par une révision de la convention, tandis que les aidants proches seront davantage soutenus notamment par un accès facilité au statut, des offres de répit, une meilleure information…

Pourquoi ?

  • Sur les 262 communes wallonnes, 129 sont confrontées à une pénurie et 57 sont confrontées à une pénurie grave de médecins généralistes. Les habitants de ces communes rencontrent donc d’importantes difficultés pour trouver un médecin généraliste prêt à les prendre en charge. La proportion de médecins âgés de plus de 55 ans qui vont prendre leur pension dans les 10 ans risque d’accentuer encore cette situation ;
  • Les délais d’attente pour consulter certains médecins spécialistes ou pour passer certains examens sont beaucoup trop longs, avec pour conséquence le risque d’aggravation de l’état de santé des patients ;
  • On empêche nos étudiants de devenir médecin mais on importe hors quota des spécialistes venus des pays de l’Est, c’est un non-sens ;
  • La pénurie de soignants a pour conséquence que les hôpitaux doivent fermer des lits voire des services entiers. La pénurie actuelle d’infirmiers risque de se renforcer encore à l’avenir en raison d’un nombre trop faible de jeunes qui entament cette formation et d’un nombre important d’infirmiers qui décident de quitter la profession ;
  • La santé mentale des citoyens s’est détériorée fortement ces dernières années. Il faut détecter précocement les situations à risque pour agir rapidement et éviter l’aggravation des souffrances qui nécessitent une prise en charge plus lourde, et renforcer l’offre de soins ;
  • Les premiers accompagnants des personnes en situation de handicap ou de dépendance sont les aidants proches (qui représentent 12% de la population). Pour qu’ils puissent continuer à apporter cette aide à leurs proches, il faut les soutenir.