La culture et l’éducation pour tous

Investir dans l’avenir : Renforçons le financement de l’enseignement supérieur

Nous voulons renforcer le financement de l’enseignement supérieur en assurant l’accessibilité à celles et ceux qui y aspirent. L’actuel sous-financement menace la qualité de l’enseignement supérieur. Les établissements font face à une massification des étudiants sans moyens adéquats. Un refinancement urgent et une autonomie accrue sont nécessaires pour garantir un enseignement de qualité et accessible. Les fonds par étudiant sont inférieurs de 22 % à la moyenne de la Communauté flamande.

22%
Les moyens par étudiant en Fédération Wallonie-Bruxelles se sont dégradés de 22% par rapport à la Flandre
230 millions
Le financement complémentaire que rapporterait l’exonération complète du précompte professionnel des chercheurs
74%
La part des étudiants non-résidents provenant de France, dont la proportion augmente depuis les réformes du secteur de la Santé et de Parcorsup’. La majorité des étudiants retournent dans leur pays d’origine aux termes des études

Pourquoi ?

  • Le financement de l’enseignement supérieur doit se faire de manière privilégiée via les allocations de fonctionnement des établissements. À cette fin, ces allocations doivent augmenter en fonction du nombre d’étudiants ;
  • Les établissements sont confrontés à la massification de la population étudiante avec un financement qui ne tient pas compte de leur croissance. Les moyens par étudiant se sont dégradés : inférieurs de 22 % à la moyenne de la Communauté flamande et des pays scandinaves, et inférieurs de 7 % à celle de nos pays voisins (France, Allemagne, Pays-Bas) ;
  • Les établissements ne peuvent désormais se concentrer sur leur mission première d’éducation. Leur autonomie de gestion se retrouve davantage menacée. Lors de la législature 2014-2019, un refinancement de 107,5 millions d’euros avait été obtenu contre 80 millions d’euros lors de l’actuelle législature ;
  • Le secteur évalue les besoins à 250 millions d’euros. Des mesures fortes existent : – la prise en charge du coût des étudiants étrangers provenant de l’UE qui représentent 250 millions par an, qui pourraient être récupérés à l’aide d’un « fonds européen de compensation » ; – ou encore, l’exonération du précompte professionnel des chercheurs, avec un manque à gagner de 230 millions par an.

Ce que nous proposons

Le financement de l’enseignement supérieur ne sera plus restreint à une « enveloppe fermée », au profit d’un mécanisme de financement qui préserve structurellement l’enseignement supérieur d’une dégradation de ses moyens par étudiant. Mettre en œuvre des moyens d’action entre les niveaux de pouvoir pour soutenir le refinancement de l’enseignement supérieur, notamment en raison des limites budgétaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles ;

Le salaire des chercheurs sera entièrement exonéré du précompte professionnel., cela porterait un financement supplémentaire de 230 millions d’euros par an.

Afin d’assurer un financement plus équitable des étudiants non-résidents européens, un fonds de compensation européen sera créé. À défaut, des alternatives au niveau national seront envisagées.

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