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Parent solo mais pas seul : Réduire la précarité des familles monoparentales

Nous proposons de créer un statut « famille monoparentale » et combattre les facteurs de précarité des familles monoparentales. Nous voulons également garantir que les créances alimentaires dues soient bien versées

38,2% et 40%
Les taux de risque de pauvreté pour les familles monoparentales en Wallonie et à Bruxelles
1/3
De parents au sein d’une famille monoparentale ont dû reporter un suivi médical ou des soins pour un enfant pour raisons financières en 2022
50%
Des familles monoparentales en Wallonie vivent avec un revenu sous le seuil de pauvreté et 40% des pensions alimentaires sont impayées ou irrégulièrement payées en Belgique

Pourquoi ?

  • Les familles monoparentales font partie des groupes les plus exposés aux inégalités, à la précarité et à l’isolement social. Un état de fait qui s’est aggravé avec la pandémie de Covid-19 ;
  • Le logement est un facteur clef de stabilité et un déterminant majeur de la santé. Or les familles monoparentales sont trop souvent discriminées par les propriétaires privés ;
  • Le non-paiement des pensions alimentaires favorise la précarité et l’insécurité financière des familles monoparentales.

Ce que nous proposons

Le statut « famille monoparentale » se basera sur la composition familiale à savoir des enfants à charge d’un seul parent, et la situation socio-économique des ménages. Les différents niveaux de pouvoir seront obligés d’adopter une stratégie globale et transversale pour les familles monoparentales axées sur les facteurs de précarité. Des mesures d’aides à l’achat ou à la location de logements pour les familles monoparentales notamment seront mises en place. Par exemple, en considérant la monoparentalité dans la grille de points de préférence pour l’accès aux logements sociaux, et ce, pour 5 points, ou en facilitant la location en commun d’un logement par plusieurs familles monoparentales. Cela passera par l’individualisation des droits.

Les missions du SECAL, le service des créances alimentaires seront étendues, pour garantir une meilleure application des décisions judiciaires en matière de pensions alimentaires. Le tribunal de la famille pourra en outre imposer que la créance soit directement perçue sur les revenus du parent qui ne respecterait pas ses obligations.

Le supplément de « famille monoparentale » dans les allocations familiales sera accordé à toutes les familles dont le revenu est inférieur à 45.000€, contre 31.000€ actuellement. Ce soutien financier permettra aux parents solos d’assumer plus facilement les lourdes responsabilités financières liées à l’éducation et à l’épanouissement de leurs enfants. Les dispositions fiscales défavorables aux familles monoparentales d’un enfant étudiant jobiste seront revues. Les étudiants issus d’une famille monoparentale auront accès à un statut majorant l’allocation d’études à l’instar des étudiants « pourvoyant seuls ».

La réinsertion socio-professionnelle des parents solos sera facilitée par des programmes d’accompagnement personnalisé et l’accès à des services de garde d’enfants lorsqu’ils font des démarches de recherche d’emploi.

Les familles monoparentales bénéficieront d’une offre de congés parentaux renforcés. L’accès à des temps partiels sera également facilité. L’employeur pourra bénéficier de compensations financières afin d’éviter les discriminations à l’embauche ou à la promotion.

L’offre de logements publics accessibles aux familles monoparentales sera renforcée. L’accès à ces logements sera facilité par l’octroi d’un suppléant de 5 points dans la grille de points de préférence. Les propriétaires seront encouragés à louer à des familles monoparentales trop souvent discriminées par exemple en passant par l’intermédiaire d’agences immobilières sociales pour leur donner davantage confiance.

Les familles monoparentales bénéficieront du tarif réduit pour les transports en commun bus, tram, métro (TEC, STIB), et trains (SNCB).

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