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Plus de pouvoir pour l’électeur : Renforçons la participation citoyenne et l’importance du vote

Nous voulons renforcer la participation des citoyens à la vie politique pour que leur avis puisse s’exprimer en dehors des périodes électorales. Nous sommes favorables à l’organisation fréquente de référendums comme en Suisse et à l’ajout, comme en Communauté germanophone, d’une assemblée de citoyens tirés au sort à côté des parlements élus. Nous souhaitons également réformer le système électoral en nous inspirant de l’Allemagne afin de donner plus de poids au vote des électeurs et leur permettre de voter pour des candidats de différents partis ou de l’autre communauté linguistique.

2 ans
La durée du mandat des citoyens et des citoyennes qui composeraient l’assemblée citoyenne tirés au sort
4
Nombre de fois que les Suisses ont l’occasion de donner leur avis chaque année
2
Nombre de voix que les électeurs auraient à chaque élection

Pourquoi ?

  • Les citoyens ont le sentiment d’être dépossédés de leur pouvoir. Ils ont l’impression que les décisions sont prises en dehors d’eux, selon des procédures opaques, par des élus issus d’un système électoral injuste et par des ministres issus de coalitions qu’ils n’ont pas choisies.
  • Le fossé entre représentants politiques et citoyens est trop important. Nombreux sont celles et ceux qui pensent que leur voix n’est entendue qu’au moment des élections, tous les cinq ou six ans. Entre les échéances, ils ont la sensation de ne pas exister et subissent bon nombre de décisions sur lesquelles ils n’ont pas de prise. La tenue de référendums permettrait une participation directe des citoyens et de donner lieu à un large débat. Ils incitent aussi les responsables politiques à tenir compte des intérêts de tous les citoyens.
  • Une assemblée citoyenne tirée au sort permet à des citoyens de faire l’expérience de la délibération politique et d’y apporter son expérience. Cela permet d’entendre des points de vue qui n’ont pas souvent l’occasion d’être exprimés. L’assemblée ne peut cependant avoir de pouvoir décisionnel parce qu’elle n’est pas représentative de l’ensemble de la population.
  • Les élections restent le mode de participation citoyenne le plus important pour la légitimité des institutions. Or, trop souvent, les citoyens ont l’impression que leur vote ne compte pas et sont de plus en plus tentés de s’abstenir, voire de ne pas se déplacer pour aller voter. C’est pourquoi nous estimons nécessaire de renforcer le pouvoir des électeurs et de favoriser la présence au Parlement d’élus avec un fort ancrage local, tout en préservant un scrutin proportionnel et une représentation de la diversité des opinions politiques. Le système proposé permet également de voter pour un candidat local dans lequel on a confiance, même s’il n’appartient pas nécessairement au parti dont on se sent le plus proche.

Ce que nous proposons

Au niveau fédéral, comme au niveau des Régions et des Communautés, une assemblée citoyenne pourrait proposer de nouveaux textes législatifs et rendre des avis sur ceux qui sont débattus dans les parlements. Ses avis feront l’objet d’un suivi argumenté du Gouvernement et du Parlement. L’assemblée serait composée paritairement de citoyennes et citoyens tirés au sort pour un mandat de deux ans. Des référendums seraient organisés lorsqu’un certain nombre de citoyens tirés au sort, l’assemblée citoyenne ou un Parlement le demanderait. Des garde-fous seraient prévus pour respecter chacune des Régions, ainsi que les droits fondamentaux des citoyens et en particulier de ceux issus des minorités.

Pour chaque élection, l’électeur aurait deux voix. La première lui permettrait de désigner son élu local sur base de circonscriptions où il n’y aurait qu’un seul siège à pourvoir. La seconde voix serait attribuée à des partis présentant des listes de candidats au sein d’une circonscription fédérale. Chaque parti obtiendrait un nombre de sièges proportionnel à la somme des voix récoltées dans les circonscriptions locales et la circonscription fédérale. Ces sièges seraient attribués aux vainqueurs des circonscriptions locales, puis aux candidats fédéraux selon l’ordre de leur liste. Il n’y aurait plus de suppléants, ni d’effet dévolutif de la case de tête dans les circonscriptions locales.

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